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Augustin , évêque d' Hippo Regius , enluminure du VI e  siècle.

Un évêque Écouter est une personne qui a autorité sur une Église chrétienne particulière ou un diocèse . Sous des formes et des modalités différentes, la fonction épiscopale existe depuis les origines du christianisme . Au cours des siècles, elle subsiste dans les Églises catholique et orthodoxe , ainsi que dans la Communion anglicane et dans certaines Églises protestantes .

Dans chacune de ces Églises, l'évêque est consacré par un ou plusieurs évêques issus d'une chaîne d'ordonnateurs qui, théoriquement, remonte dans le temps jusqu'à l'un des apôtres du Christ . C'est ce que l'on appelle la succession apostolique , qui est revendiquée par l'ensemble de ces Églises.

Dans le protestantisme et le christianisme évangélique , le ministère d'évêque est présent dans toutes les dénominations, souvent avec d'autres noms comme président du conseil ou surveillant général. Certains dénominations utilisent spécifiquement ce titre.

Histoire

Étymologie

Ignace , évêque d'Antioche.

Le mot évêque vient du mot gallo-roman *EPISCU [ 1 ] , forme raccourcie du latin episcopus , lui-même issu du grec ἐπίσκοπος / episkopos , qui signifie littéralement « surveillant » ou « superviseur », c'est-à-dire responsable d'une organisation ou d'une communauté. Le mot est plusieurs fois utilisé dans les Épîtres de Paul , qui sont les textes les plus anciens du christianisme . Ἐπίσκοπος est formé à partir de la préposition ἐπί (« sur ») et du verbe σκοπέω (« observer »).

Avant le christianisme, le terme désignait diverses fonctions d'administrateur dans les domaines civil, financier, militaire ou judiciaire.

Premiers siècles

Si l'histoire de la fonction épiscopale remonte à l'époque des premiers développements de l' institution ecclésiale , ses origines et son évolution durant les premiers temps du christianisme demeurent largement conjecturales [ 2 ] . En outre, la documentation fragmentaire a souvent laissé libre cours, dès l'Antiquité, aux surinterprétations dogmatiques ou confessionnelles dans le but de légitimer des institutions nouvelles en cherchant à les couvrir de l'autorité des Apôtres [ 2 ] , ce qui en fait une question débattue de longue date [ 3 ] .

Dès l'apparition des premières communautés d'adeptes de la foi chrétienne, des fonctions de services à ces communautés sont apparues, des services ou ministeria («  ministères  ») qui se sont peu à peu spécialisés puis institutionnalisés, dans un processus sans uniformité répondant aux spécificités et besoins de communautés locales éparses et diversifiées avant de peu à peu converger au IV e  siècle vers une structuration peu ou prou similaire qui caractérise certaines fonctions dans la plupart des communautés de la Grande Église [ 4 ] , aboutissant notamment au principe d'« une communauté, un évêque » [ 5 ] .

Textes chrétiens

La fonction de surveillance liée au ministère d'évêque est mentionnée dans Actes des Apôtres , chapitre 20 verset 28 [ 6 ] . Les caractéristiques et qualités pour ce ministère sont expliquées dans la première épître à Timothée , chapitre 3, versets 1-7 [ 7 ] et dans l'épitre à Tite (1, 7-9)

Aux alentours de l'année 95, la Première épître de Clément témoigne de la structure hiérarchique de l'Église chrétienne [ 8 ] .

La plus ancienne organisation de l' Église de Jérusalem ressemble à celle des synagogues juives, mais elle comporte un conseil ou un collège de pasteurs, le presbyterium .

Mitre de Jacques de Vitry , fabrication anglaise entre 1216 et 1230, conservée dans le trésor d'Hugo d'Oignies à Namur .

Le système change dans le courant du II e  siècle, qui voit progressivement la figure de l'évêque présider le presbyterium : les premiers episkopoi sont élus par les membres de l'Eκκλησία / ekklêsia , c'est-à-dire l'assemblée des fidèles [ 9 ] . Le dimanche qui suit, le nouvel évêque élu à vie est consacré comme évêque par l'ensemble des évêques de la province, au moyen de l'imposition des mains, au sein de la synaxe eucharistique.

À partir du V e  siècle, le corps électoral se restreint aux grands laïcs et au clergé local. Dans les premiers temps , la zone de juridiction d'un évêque peut souvent, notamment en Afrique du Nord, se restreindre à une ville ou à une bourgade, sans être un véritable diocèse au sens que prendra ce mot plus tard. L'autorité d'un évêque ne découle pas de la Bible, mais de sa connexion aux apôtres en ligne de succession ; les sièges apostoliques ayant été directement fondés ou visités par un Apôtre peuvent se réclamer plus facilement de sa tradition, dont on garde jalousement le récit, l'évêque étant le gardien de cette tradition dans la communion plus large de l'Eglise.

L'évêque est le premier des prêtres d'une église locale et, avec le reste de ses frères évêques, le « successeur des apôtres » [ 10 ] . Rapidement, une hiérarchie entre les évêques finit cependant par apparaître : les évêques de villes importantes peuvent souvent se réclamer d'une origine apostolique plus directe et président aux affaires des évêques d'une région donnée.

Succession apostolique

La succession apostolique consiste en la consécration d'un nouvel évêque par un ou plusieurs évêques, eux-mêmes validement consacrés. Le concile de Nicée précise qu'il faut la présence d'au moins trois évêques. Mais en cas de nécessité, la présence d'un seul suffit. Cette règle est appliquée par les catholiques , les orthodoxes et d'une façon générale, par l' Église anglicane quoique les deux précédents dénient à cette dernière la validité de cette succession.

Chez les protestants , la succession apostolique n'est généralement pas considérée comme historique, mais comme spirituelle.

Dans l'Église catholique

Théologie de l'épiscopat dans le catholicisme

La théologie de l'épiscopat distingue trois éléments constitutifs, de droit divin, tous trois également d'origine apostolique :

  • La titulature attribuée par l'élection, ou la désignation canonique , qui investit du droit au siège ;
  • Le pouvoir d'ordre, conféré par l'imposition des mains, ou ordination épiscopale ,par un ou plusieurs évêque, qui alloue à son tour les pouvoirs sacramentels d'ordination épiscopale et sacerdotale, le pouvoir de confirmation pouvant être délégué par l'évêque dans son diocèse.
  • La juridiction, assumée au moment de la prise de possession du siège, ou investiture, qui confère l'autorité spirituelle et administrative immédiate sur une portion donnée du peuple de Dieu, l'Église particulière : diocèse , ou éparchie, ou patriarcat (ou même l'ensemble de l'Église catholique, dans le cas précis du pontife romain , c'est-à-dire du pape , qui est évêque de Rome .

Ces trois éléments, normalement unis et coordonnés l'un à l'autre, peuvent être accidentellement disjoints. La titulature et la juridiction peuvent varier, en cas de démission, ou de mutation de siège, par exemple. Le pouvoir d'ordre est donné pour toujours : sacerdos in aeternum .

La titulature et la juridiction sont distinctes pour chaque évêque ; ce sont elles qui constituent la hiérarchie ecclésiastique . Le pouvoir d'ordre, quant à lui, est unique et identique pour tous les évêques. Il fonde ce qu'on appelle la collégialité épiscopale. Tous trois, titulature, pouvoir d'ordre et juridiction, sont une participation au sacerdoce du Christ , unique vrai prêtre et pasteur.

Titres et fonctions

Evêques en situation régulière

Le pape, archevêque de Rome, ayant juridiction sur son diocèse, mais aussi ayant une juridiction plénière complète sur toute l'Eglise catholique.

Archevêque primat, archevêque titulaire d'un diocèse archiépiscopal le plus prestigieux et le plus ancien d'un pays (Par exemple, Lyon pour la France) et dont il a la juridiction.

Archevêque , évêque investi, titulaire d'un archidiocèse dont il a la juridiction.

Evêque, titulaire d'un diocèse rattaché hiérarchiquement à un archidiocèse, et investi par Rome.

Evêque coadjuteur , collaborateur éventuel (investi par Rome) d'un évêque ou d'un archevêque; il est toujours unique et lui succède automatiquement.

Evêque auxiliaire , autre forme de collaborateur d'un évêque ou d'un archevêque. Investi, mais sans juridiction, et n'ayant pas droit à la succession épiscopale, son nombre peut être variable.

Evêque in partibus, titulaire d'un siège historique ancien n'existant plus, et donc sans juridiction, mais conservant son pouvoir plénier d'ordre.Par exemple, certains cardinaux de Curie .

Evêque et archevêque émérites, titulaires d'aucun diocèse depuis leur démission acceptée (généralement à l'âge de 75 ans) par Rome, et donc sans juridiction, mais conservant leur pouvoir plénier d'ordre.

Evêques en situation irrégulière

Evêque suspendu par Rome, et perdant toute juridiction, s'il en avait une, mais gardant le pouvoir plénier d'ordination qui devient illicite mais qui reste valide.

Evêque excommunié latae sententiae (excommunication automatique) pour avoir consacré un nouvel évêque sans l'aval de Rome, mais conservant cependant son pouvoir plénier d'ordination, lequel devient illicite et conduit en principe à un schisme.

Attributs de l'évêque

Anneau pastoral portant le chrisme

Un évêque catholique se reconnaît à différents attributs :

  • Il porte une croix pectorale et un anneau pastoral ( anneau épiscopal ) ;
  • Sa soutane (ou livrée) est violette, autrefois entièrement, aujourd'hui noire doublée et filetée de cramoisi , avec une ceinture large en soie, ou en moire , voire en matière soyeuse, faisant le tour de la taille et se fermant sur le côté gauche, retombant en deux pans descendant au-dessous du genou ;
  • Une calotte violette ;
  • Il porte une mitre lors des cérémonies liturgiques ;
  • Il dispose d'une crosse symbole de sa fonction de pasteur ;
  • Il se choisit une devise épiscopale ;
  • Il a des armoiries composées d'un écu propre à chaque évêque entouré d'ornements extérieurs communs à tous les évêques :
    • un « chapeau » : vert pour les évêques et archevêques ou les assistants au trône pontifical , rouge pour les cardinaux. Ce vert était, à l'origine, le symbole de leurs franchises et exemptions de droits ;
    • entourant le chapeau des évêques : une cordelière d'où pendent douze voire vingt houppes vertes (ou glands appelé galero ) accompagne les ornements extérieurs de l'écu. Le vert en héraldique se dit sinople . Les houppes pendant de chaque côté du chapeau et son posées 1, 2, 3, voire 1, 2, 3 et 4. Les houppes sont au nombre de trente pour les archevêques, également vertes et posées en cinq rangs de chaque côté, dans cet ordre : 1, 2, 3, 4, 5 ;
    • l'écu est posé sur une croix de procession : à une traverse [ 11 ] pour les évêques, et plusieurs traverses pour les archevêques, primats ou cardinaux ;
    • une devise figurant sous l'écu. L'évêque la choisit lui-même et la conserve toute sa vie, même lorsqu'il est promu cardinal par exemple ;
    • autrefois, les insignes et rubans de décorations et médailles entouraient l'écu ;
    • pour certains évêques et pour tous les archevêques un pallium entoure aussi parfois l'écu (mais pas toujours même pour ceux qui y ont droit, ni pour ceux de haut rang comme les primats ou les cardinaux). Le pallium s'agit d'un ornement liturgique catholique consistant en une bande d'étoffe de laine blanche. Son nom vient du latin pallium (au pluriel pallia ) qui signifie manteau . Le pallium est orné de cinq croix pattées monochromes en soie symbole des plaies du Christ , une sur chaque appendice et quatre sur la partie circulaire. Les croix et les extrémités des parties pendantes du pallium noires (sauf pour le Pape où elles sont de couleur rouge). Pendant toute une partie du Moyen Âge les croix du pallium ont été de couleur rouge pour tous ;
    • une mitre était souvent posée sur l'écu mais cet usage est maintenant prohibé depuis quelques dizaines d'années.
    • une couronne était autrefois posée sur l'écu. Elle était soit familiale, soit représentant les titres de noblesse attachés au chef d'un évêché.

Nomination et consécration

Les évêques sont nommés par le pape , à partir de listes transmises à Rome par le nonce apostolique , établies par les évêques d'une même province ou même région ecclésiastique. Chaque évêque a le droit de faire des propositions.

Dans le passé, la désignation des évêques a souvent donné lieu à des luttes entre les pouvoirs politiques et l'Église catholique, par exemple la querelle des Investitures , au XI e  siècle , entre les papes et les empereurs romains germaniques .

De nos jours, les évêques sont nommés par le Saint-Siège, cette règle connaissant des exceptions, comme en France pour l' évêque aux armées qui est fonctionnaire, et pour l' archevêque de Strasbourg et l' évêque de Metz , qui sont nommés formellement par le président de la République française (selon le concordat en Alsace-Moselle ) mais sur proposition de Rome, et quelques diocèses de Suisse.

D'autre part, dans les Églises catholiques orientales , les évêques des Églises patriarcales et archiépiscopales majeures sont désignés par le synode ou par le patriarche.

Dans l'Église orthodoxe

Théologie de l'épiscopat dans l'orthodoxie

Mitre d'évêque orthodoxe ornée d' icône du Christ, de la Théotokos et de Jean le Baptiste .

L'évêque occupe le degré suprême de la hiérarchie ecclésiastique. Il est le successeur des apôtres qui préside à l'eucharistie. Il est l'icône du Christ et le pasteur d'une église particulière dont il porte le nom dans sa titulature. Il est le surveillant et le responsable de la doctrine et de l'enseignement de ses ouailles. Il veille à la communion à l'intérieur de son église et à la communion de son église avec les autres églises orthodoxes.

Seuls les hiéromoines ( moines , prêtres) accèdent à l'épiscopat. Il en découle que les évêques orthodoxes sont astreints non seulement au célibat mais aussi au monachisme, contrairement aux prêtres orthodoxes qui peuvent rester mariés s'ils l'étaient déjà avant leur ordination diaconale.

L'évêque orthodoxe n'est pas « responsable d'une portion du peuple de Dieu » selon la formule du catholicisme. Il est, par la grâce de son épiscopat et par la sainte eucharistie qu'il préside ou qui est célébrée en son nom, celui qui a le pouvoir sacramentel de transformer en Église le troupeau de fidèles qui se rassemble autour de lui.

Différents titres

Vêtements de l'évêque orthodoxe

Les vêtements de l'évêque célébrant à l'autel :

  • Le sakkos , l'ample tunique impériale garnie de grelots.
  • Sur les icônes cependant, les évêques ne portent pas le sakkos mais la chasuble traditionnelle. Si cette chasuble est ornée de croix foncées sur fond clair, on l'appelle le polystavrio.
  • L'omophore, grande écharpe de laine qui est pliée autour de la tête et retombe devant et derrière. Elle symbolise la brebis perdue que le Christ porte sur ses épaules. Elle est le symbole même de l'épiscopat.
  • La Panaghia, un médaillon pectoral représentant la Mère de Dieu, du Signe.
  • Les évêques honorés d'un titre honorifique portent en plus une croix pectorale et une aigle bicéphale.
  • La crosse épiscopale est un bâton surmonté d'une croisette entourée de deux figures de serpents affrontés qui symbolisent la prudence et la sagesse.
  • La mitre épiscopale est une couronne en dôme.
  • Il est accompagné de deux sous-diacres portant chacun un chandelier, l'un à trois branches, l'autre à deux. Ce sont les symboles de la foi orthodoxe, en la Trinité et dans les deux natures du Christ.

La tenue solennelle de l'évêque présidant au chœur est la mandia, traîne violette ornée de bandes rouges et blanches.

Les vêtements de l'évêque en tenue de ville sont :

  • Il est habillé en moine avec son kalimaphion surmonté d'un voile.
  • Il porte son médaillon pectoral avec éventuellement la croix et l'aigle.
  • Il a un bâton pastoral.

Dans les Églises protestantes

Églises anglicanes

Katharine Jefferts Schori , évêque présidente de l' Église épiscopalienne américaine (2006–2015), première femme primat dans la Communion anglicane [ 12 ]

Théologie et discipline

Les Églises anglicanes (certaines sont appelées épiscopaliennes ) ont conservé l'épiscopat, qui fait partie de leur héritage d'avant la décision de rupture d' Henri VIII [ 9 ] . L'ordination sacramentale à vie par trois évêques, la conservation de la succession apostolique (souvent dite historique ) et les devoirs et responsabilités de l'évêque suivent les grandes lignes de l'épiscopat catholique et orthodoxe .

Les évêques sont soit nommés, soit élus, suivant les us et coutumes de chacune des trente-huit provinces (églises nationales) de la Communion anglicane .

Ministère féminin

Les femmes sont admises à l'épiscopat dans majorité des provinces anglicanes y compris l'Angleterre [ 13 ] , [ 14 ] . La première femme à devenir évêque anglican, Barbara Harris , a été élue évêque suffragante dans le diocèse épiscopalien du Massachusetts en 1988 et consacrée le . Penny Jamieson est la première évêque anglicane diocésaine pour le diocèse de Dunedin le [ 15 ] .

Vêtements de l'évêque anglican

De façon courante à la ville, ils portent souvent une chemise violette, ce qui n'est jamais le cas des évêques catholiques.

Les vêtements à l'autel sont semblables à ceux des évêques catholiques. Au chœur, pourtant, les évêques anglicans portent des vêtements très particuliers :

  • La soutane violette,
  • Le rochet , comme une aube mais avec des manches très larges resserrées aux poignets,
  • Le chimère , une espèce de chape légère, noir ou rouge,
  • L'écharpe ou tippet , comme une étole noire très longue,
  • Croix pectorale, anneau, crosse.

Églises protestantes

Théologie et discipline

Dans le protestantisme (au sens strict, Irvingiens exceptés), seules certaines Églises luthériennes , méthodistes et quelques rares Églises réformées connaissent un ministère épiscopal personnel, qui est une fonction de l'Église et non un ordre sacramentel [ 16 ] . Les luthériens français désignent cette fonction par le terme d' inspecteur ecclésiastique . À noter que dans les pays scandinaves et dans une partie de l'Allemagne, la succession apostolique historique a été conservée puisque les diocèses catholiques sont devenus luthériens en bloc lors de la Réforme . Dans l' Église luthérienne , on garde le souvenir de cette étymologie en nommant les évêques des inspecteurs ecclésiastiques .

Ces fonctions sont électives, c'est-à-dire démocratiques  ; le suffrage des fidèles s'exerçant soit directement au premier degré, soit au second degré. Dans la plupart des confessions protestantes acceptant le ministère épiscopal, la continuité apostolique est généralement entendue comme signifiant la fidélité à l'enseignement apostolique - une succession spirituelle donc, et non historique.

Dans les autres Églises protestantes, au niveau de l'Église locale, le ministère épiscopal est celui des pasteurs (traditionnellement élus), et collégialement des anciens . Le consistoire, ou conseil presbytéral est élu par l'assemblée générale qui élit aussi, dans le système presbytéro-synodal , un certain nombre de délégués au synode. Au niveau d'une union nationale, le ministère d'unité est assuré par les synodes et conseils élus par eux, avec parfois une forte concentration sur la personne de leur président. À défaut, il l'est par la collégialité des pasteurs.

Ministère féminin

Les églises protestantes connaissent un épiscopat féminin, comme elles connaissent les ministères pastoraux féminins.

En 1918, Alma Bridwell White fut consacrée évêque méthodiste par William Baxter Godbey, et fut donc la première femme évêque aux États-Unis.

Christianisme évangélique

Dans le christianisme évangélique , le ministère d'évêque avec des fonctions de surveillance sur un groupe de pasteurs est présent dans certaines dénominations chrétiennes évangéliques [ 17 ] .

Notes et références

  1. Étymologie du mot évêque sur le site de CNRTL (lire en ligne)
  2. a et b Mimouni et Maraval 2007 , p.  412.
  3. voir notamment Alexandre Faivre , Naissance d'une hiérarchie : Les premières étapes du cursus clérical , Beauchesne, , (en) Richard Patrick Crosland Hanson , « Office and Concept of Office in the Early Church » , dans R.P.C. Hanson, Studies in Christian Antiquity , Edinbourgh, T. & T. Clark, ( ISBN   978-0567093639 ) , p.  117–143 , (en) Charles A. Bobertz , « The Development of Episcopal Order » , dans H. W. Attridge and G. Hata (éds.), Eusebius, Christianity and Judaism , Leiden, Brill, ( ISBN   978-90-04-09688-2 ) , p.  183–211 , (en) Laura Salah Nasrallah , An Ecstasy of Folly : Prophecy and Authority in Early Christianity , Harvard University Press, ( ISBN   978-0-674-01228-8 ) , (en) Karen Jo Torjesen , « Clergy and Laity » , dans S. A. Harvey and D. G. Hunter (éds.), The Oxford Handbook of Early Christian Studies , Oxford, Oxford University Press, coll.  « Christian Studies », ( ISBN   9780199271566 ) , p.  389–405 cités par (en) David M. Gwynn , « Episcopal Leadership » , dans Scott Fitzgerald Johnson (éd.), The Oxford Handbook of Late Antiquity , Oxford University Press, ( ISBN   978-0-19-027753-6 ) , p.  877
  4. Mimouni et Maraval 2007 , p.  413.
  5. Gwynn , p.  880.
  6. Stanley J. Grenz, Theology for the Community of God , Wm. B. Eerdmans Publishing, USA, 2000, p. 558
  7. William MacDonald, Believer's Bible Commentary , Thomas Nelson Inc, USA, 2008, p. 2087
  8. Philippe Levillain , «  La grande histoire de la chrétienté  », L'Express , n o  3103,‎ , p.  99
  9. a et b William A. Dyrness et Veli-Matti Kärkkäinen, Global Dictionary of Theology: A Resource for the Worldwide Church , USA, InterVarsity Press, , p. 256 .
  10. Étienne Nodet , Qui sont les premiers chrétiens de Jérusalem ? , in Aux origines du christianisme , éd. Gallimard/Le monde de la Bible , 2000, p.  238-245
  11. Fournot Frédéric, docteur en histoire moderne, Université de Bourgogne
  12. "US Episcopal Church installs first female presiding bishop" article publié par Journeyonline.com.au le 7 novembre 2006 cosnulté le 19 novembre 2010
  13. Female ordination in the Episcopal Church, USA (ECUSA) site de Religioustolerance.org consulté le 19/11/2010
  14. En décembre 2014, l'église anglicane d'Angleterre nomme sa première femme évêque L'église d'Angleterre nomme sa première femme évêque , Le Monde, 17 décembre 2014
  15. ACANZP Lectionary, 2019 (p. 145)
  16. J. Gordon Melton, Encyclopedia of Protestantism , Infobase Publishing, USA, 2005, p. 91-92
  17. Walter A. Elwell, Evangelical Dictionary of Theology , Baker Academic, USA, 2001, p. 171

Voir aussi

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Bibliographie



Articles connexes

Liens externes

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