Contribution de Kisito Owona
Concernant cet appel, je me fais l'hypothèse -peut-être à tort- que si on n'y réagit pas promptement, c'est qu'il est très difficile de trouver ces hommes politiques. Votre appel n'en est qu'une preuve. Ce pourrait être, que dis-je, ce devrait même être l'objet d'un colloque du G.P.M.A.A (Groupe des Pays les Moins Avancés d'Afrique) Tellement la question est embarrassante. Sans doute, ce n'est que dans la société civile qu'il faut aller chercher ces hommes et femmes qui sont déterminés à trouver des solutions africaines aux problèmes africains. Malheureusement, ils ne bénéficient pas d'une médiatisation qu'ils mériteraient. Sans prix Nobel de la paix, le monde n'aurait jamais connu
Certains milieux universitaires s'activent aussi. De plus en plus, des colloques sont organisés ici et là sur des thèmes ayant un rapport direct avec l'Afrique. Personnellement, je trouve que les intellectuels béninois << bougent >> un peu plus. Le Malien CHEIKH MODIBO de
Revenons aux hommes politiques. En Afrique francophone, je ne vois aucun homme politique digne de ce combat, excepté peut-être le Malien TOUMANI TOURE. Il avait d'abord permis aux Maliens d'éviter un bain de sang lors du coup d'Etat contre Moussa Traoré. Ensuite, on l'a vu oeuvrer pour la paix sur la scène internationale. Aujourd'hui, j'ai l'immense espoir que, de la transition démocratique, il permettra au Mali de prendre véritablement son envol démocratique.
En Afrique anglophone, je ne vois personne non plus.
Autre piste de recherche : il y a 5 ou 6 ans en arrière, le journal<<
Bonne recherche
Kisito Owona
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Le Prix Nobel de
Wangari Maathai, première lauréate africaine
Wangari Maathai, 64 ans, secrétaire d’État à l’Environnement kenyan et militante écologiste aussi connue sous le nom de Wangari Muta, a reçu ce vendredi à Oslo, le Prix Nobel de
Vendredi 8 octobre 2004
Par Koceila Bouhanik
Le Prix Nobel de
Biologiste, elle fut la première femme d’Afrique orientale à passer un doctorat, à devenir professeur et à diriger un département (à l’Université de Nairobi). Elue écologiste au parlement kenyan depuis décembre 2002, devenue en janvier 2003, ministre-adjoint à l’Environnement, aux Ressources naturelles et à
Une femme de terrain à l’honneur
Wangari Muta Maathai, qui est membre du conseil consultatif pour les questions de désarmement auprès du secrétaire général des Nations Unies, a reçu jusque-là 14 distinctions internationales, dont le prestigieux Right Livelihood Award. Ce prix, attribué par une fondation suédoise et souvent baptisé « Prix Nobel alternatif », lui a été décerné en reconnaissance de sa "contribution au bien-être de l’Humanité".
Défense de l’environnement et promotion de la paix sont étroitement liées, a-t-elle rappelé vendredi, jour de sa nomination, à la radiotélévision publique norvégienne NRK : "L’environnement et les ressources naturelles sont un aspect important de la paix parce que, lorsqu’on détruit nos ressources, lorsque nos ressources se raréfient, nous nous battons pour nous les approprier", "Nous plantons les graines de la paix, maintenant et pour le futur", et de conclure : "En protégeant l’environnement, nous améliorons aussi la façon de gouverner".
"Elle pense au niveau mondial et agit sur le plan local"
Grâce à l’action de son mouvement contre la déforestation, facteur de sécheresse et de pauvreté pour les populations locales, plus de 30 millions d’arbres ont été plantés au Kenya et des dizaines de milliers de personnes, dont beaucoup de femmes, travaillent dans les pépinières du mouvement. Ses méthodes ont fait école en Tanzanie, en Ouganda, au Malawi, au Lesotho, en Ethiopie et au Zimbabwe.
"Son approche holistique (globale, ndlr) du développement durable embrasse la démocratie, les droits de l’Homme en général et les droits des femmes en particulier", a souligné le comité Nobel. "Elle pense au niveau mondial et agit sur le plan local", a-t-il ajouté. "La paix sur la terre dépend de notre capacité à améliorer notre environnement", a indiqué le comité Nobel. Le prix -une médaille d’or, un diplôme et un chèque de 1,1 million d’euros- lui sera remis en mains propres le 10 décembre, jour du centième anniversaire de la mort de son fondateur, l’inventeur suédois de la dynamite et philanthrope Alfred Nobel.
Liste des autres prix Nobel de
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Année |
Nom |
Fonction |
Pays |
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1960 |
Albert John Luthuli (1898-1967) |
Ancien président du Congrès National Africain (ANC) |
Afrique du Sud |
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1978 |
Anouar El Sadate (1918-1981) |
Président de |
Egypte |
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1984 |
Desmond Tutu |
Evêque, ancien président du Conseil Episcopal des Eglises d’Afrique du Sud (CEEAS) |
Afrique du Sud |
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1993 |
Nelson Mandela |
Avocat et homme politique |
Afrique du Sud |
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1993 |
Frederik Willem De Klerk |
Président de la république |
Afrique du Sud |
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2001 |
Kofi Annan |
Secrétaire général des Nations Unies |
Ghana |

Nobelisée
Wangari Maathai a reçu en 2004 le Prix Nobel de la paix 'pour sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix'.
La première !
Wangari Maathai est la première femme africaine à recevoir le Prix Nobel de la paix qu'elle considère comme 'la plus grosse surprise de (sa) vie'.
Lutte contre la déforestation !
Grâce à son action contre la déforestation, facteur de sécheresse et de pauvreté pour les populations locales, plus de 30 millions d'arbres ont été plantés au Kenya et des dizaines de milliers de personnes, dont beaucoup de femmes, travaillent dans les pépinières du mouvement de la ceinture verte.
Le prix Sophie.
Ces batailles pour l'écologie, qui lui ont valu d'être emprisonnée à plusieurs reprises, se voient consacrées par le prix Sophie, une récompense norvégienne qui consacre des actions en faveur de l'environnement.
Femme forte
Son mari, un politicien kényan avec lequel elle a eu trois enfants, s'est séparée d'elle dans les années quatre-vingts au motif qu'elle était 'trop éduquée, trop forte, trop têtue, qu'elle avait trop de réussite et qu'elle voulait trop prendre les choses en main'.
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Trois questions à…Cheikh Modibo Diarra, astrophysicien malien en service a
Entretien mené par Samboudian Kamara
(Diffusé le 29 Juin, 1999)
L’astrophysicien d’origine malienne, Cheik Modibo Diarra, est réputé dans la communauté scientifique internationale. Spécialiste de la navigation spatiale, il est l’un des chercheurs de pointe de Pathfinder, la mission de
Q: Pourquoi vous êtes vous intéressé a l’exploration spatiale plutôt qu’a la recherche agronomique par exemple ?
A: Quand j’étais adolescent dans les années 60, au Mali, ma passion était d’écouter les reportages scientifiques d’un célèbre journaliste de Voice of America, Pierre Pouillon, qui faisait des reportages sur les programmes Apollo. Il faut dire que dans notre imaginaire, aller dans l’espace était une chose extraordinaire a l’époque. Il faut aussi dire que depuis ma tendre enfance, la création m’a fascine. Apres le lycée technique de Bamako, je suis allé en France pour des études de Maths-Physique et plus tard, j’ai eu l’opportunité de faire Harvard university. Aussi, a un moment donne,
Q: Vous défendez la mise en commun de ressources Sud-Sud. Selon vous qu`est-ce que le continent africain peut proposer a la communauté scientifique internationale ?
A: Vous voulez parler sans doute de ce fameux retard du continent dont on parle tant. Je vois les choses autrement. Les pays riches ont investi de grosses sommes dans des infrastructures qu’ils sont obliges d’amortir car avec les innovations technologiques, ces mêmes infrastructures vont être dépassées en un temps record. Le seul budget du programme Magellan jetait supérieur a 740 millions de dollars. Nous africains par contre, nous ne pouvons certainement pas avoir ces ambitions, mais il y a lieu de s`adapter. En définitive, il faut noter que la connaissance scientifique est universelle. Cela veut dire que des qu’une découverte scientifique a lieu, elle appartient a la communauté mondiale. Le problème en Afrique n’est pas la détention d’un savoir mais plutôt l’acquisition de savoir-faire. Et puis, l’Afrique est un continent de 740 millions d’habitants dont la moitie a moins de 20 ans. C’est une chance inestimable. A nous de développer ces ressources humaines…
Q: Que répondez-vous a ceux qui estiment que vous êtes le symbole de la fuite des cerveaux africains ?
A: Les intellectuels africains, quelque soit le lieu ou ils trouvent, peuvent aider ou contribuer au développement de leur pays, s’ils en ont les moyens. Je peux être utile la ou je suis. Je suis aussi favorable a la fédération des énergies et la création de grands centres sous-régionaux de recherche scientifique. L’enjeu n’est donc pas, a mon avis, de se morfondre parce que tel ou tel scientifique africain travaille en dehors du continent. Les nouvelles générations doivent penser a mettre sur pied des organisations solides et des projets viables pour assurer leur survie et celle de tout le continent. C’est ce qui détermine la marche du monde d’aujourd’hui.

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Mali: Bilan et perspectives de Amadou Toumani Touré
Les Echos (Bamako)
OPINION
7 Juin 2007
Publié sur le web le 7 Juin 2007
C'est demain 8 juin que le président de
« Je pense que le bilan des 5 ans d'ATT a été caractérisé par du bon et du mauvais. Du bon, agrémenté par le populisme d'ATT lui-même. Avec son système de m'as-tu vu, qui fait qu'il a fait 5 ans à faire de la campagne, caractérisé par l'ouverture de chantiers qui existaient réellement, mais surtout par la finition de chantiers ouverts par l'Adéma à plus de 70 %. Je dis que la politique de logements sociaux dont il prétend être l'initiateur, n'est nullement une innovation. Ce sont des choses qui ont toujours existé sous les présidents Modibo Kéita, Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré.
Le côté négatif a été caractérisé par l'immense déception, par l'immobilisme politique. Depuis la conférence nationale jusqu'à un certain temps, il n'y a jamais eu un certain consensus avant le président ATT. Il devait profiter de cette situation pour apporter des révisions aux textes fondamentaux de
En termes de perceptives, comme nouvel élu, nous lui demandons qu'il soit le président de tous les Maliens. Qu'il sorte dans sa gouvernance le système de clan et qu'il sorte également son système à tendance régionaliste, voire ethnique. Il est temps qu'on lui dise que ces pratiques ne peuvent plus continuer. Que la gestion des ressources de l'Etat soit faite dans les conditions saines.
Son dernier mandat doit être placé sous le signe de la volonté politique d'assainir l'administration, la réforme du Vérificateur général et l'érection de la section des comptes de
« Nous attendons l'annonce des futurs projets »
« Pour ma part, j'estime que le bilan est largement positif et cela se confirme par la réélection d'ATT. Si le bilan n'était pas positif, il aurait certes passé, mais pas aussi largement, avec un score de 71 %. Les Maliens n'avaient aucune raison d'aller ailleurs. Le peuple n'a plus besoin de discours académiques, mais de réalisations concrètes avec un candidat qui leur dit : voilà ce que j'ai fait. Je ne vais pas rentrer dans l'énumération des réalisations d'ATT, qui sont connues de tous. ATT est un candidat qui est allé à l'écoute du peuple et qui a dévoué ses actions aux préoccupations des Maliens.
Nous attendons que les chantiers commencés soient achevés. Par rapport au mandat qui commence vendredi, nous attendons que le président nous présente ses nouveaux projets dans le domaine économique, financier, dans le domaine de la lutte contre la corruption et de la délinquance financière. Qu'ATT nous redéfinisse les missions du Vérificateur général et l'étendue de ses pouvoirs car c'est vraiment flou. Bref, nous attendons l'annonce de ses futurs projets pour le Mali ».
« Nous allons continuer à souffrir »
« Le mandat des 5 ans de ATT a été la poursuite de l'application des programmes de l'ajustement structurel avec la liquidation du reste des entreprises et sociétés d'Etats, que le régime d'Alpha n'a pu finir. ATT est revenu sur la privatisation de l'Energie, chose qu'il faut saluer. Le Mali ne peut pas avancer tant qu'on est sous orientation néo-libérale. Le bradage systématique des structures publiques comme l'école, la santé ne garantit pas l'avenir de nos populations. Sur le plan de la communication, quelques atteintes aux libertés des médias ont été commises.
Sur le plan International, le Mali n'a pas brillé. Le peuple continue de souffrir. Le pays n'a pas bougé quant aux changements annoncés.
Quant aux perceptives, il y a beaucoup de belles promesses. Nous posons la question est-ce que la politique de la demande sociale n'a pas échoué pendant ces 5 ans ? Par rapport à tout ce qui a été dit, nous voyons que le prix des produits ne cesse d'augmenter, la production du riz a chuté. Dans ce contexte, il est difficile que les promesses soient tenues. Tant qu'on ne change pas en Etat démocratique et populaire, nous allons continuer à souffrir ».
