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Contribution de Kisito Owona

Samedi 16 Juin 2007 à 17:2:47

Contribution de Kisito Owona

Concernant cet appel, je me fais l'hypothèse -peut-être à tort- que si on n'y réagit pas promptement, c'est qu'il est très difficile de trouver ces hommes politiques. Votre appel n'en est qu'une preuve. Ce pourrait être, que dis-je, ce devrait même être l'objet d'un colloque du G.P.M.A.A (Groupe des Pays les Moins Avancés d'Afrique) Tellement la question est embarrassante. Sans doute, ce n'est que dans la société civile qu'il faut aller chercher ces hommes et femmes qui sont déterminés à trouver des solutions africaines aux problèmes africains. Malheureusement, ils ne bénéficient pas d'une médiatisation qu'ils mériteraient. Sans prix Nobel de la paix, le monde n'aurait jamais connu la Kényanne WANGARI MAATHAI.

 

Certains milieux universitaires s'activent aussi. De plus en plus, des colloques sont organisés ici et là sur des thèmes ayant un rapport direct avec l'Afrique. Personnellement, je trouve que les intellectuels béninois << bougent >> un peu plus. Le Malien CHEIKH MODIBO de la NASA et aujourd'hui Président de Microsoft Afrique fait partie de ces hommes sur qui l'Afrique peut compter.

 

Revenons aux hommes politiques. En Afrique francophone, je ne vois aucun homme politique digne de ce combat, excepté peut-être le Malien TOUMANI TOURE. Il avait d'abord permis aux Maliens d'éviter un bain de sang lors du coup d'Etat contre Moussa Traoré. Ensuite, on l'a vu oeuvrer pour la paix sur la scène internationale. Aujourd'hui, j'ai l'immense espoir que, de la transition démocratique, il permettra au Mali de prendre véritablement son envol démocratique.

 

En Afrique anglophone, je ne vois personne non plus.

 

Autre piste de recherche : il y a 5 ou 6 ans en arrière, le journal<< La Croix >> avait consacré une intéressante étude sur l'Afrique dont les extraits étaient publiés tous les jours et pendant deux mois (si je ne m'abuse) dans les colonnes du quotidien. Presque tous les thèmes y étaient abordés, même les plus insoupçonnables comme la sorcellerie. Je vous invite à consulter ces numéros spéciaux. Si cela ne vous est pas possible, je pourrais le faire pour vous. Ce qui ne peut se faire avant le 27 juin. J'avais gardé dans mes archives presque tous ces numéros.

 

Bonne recherche

Kisito Owona

 

 

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Le Prix Nobel de la Paix décerné à une Kenyane
Wangari Maathai, première lauréate africaine

 

Wangari Maathai, 64 ans, secrétaire d’État à l’Environnement kenyan et militante écologiste aussi connue sous le nom de Wangari Muta, a reçu ce vendredi à Oslo, le Prix Nobel de la Paix "pour sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix". Elle est la première Africaine de l’Histoire à être honorée de cette distinction.

 

 

Vendredi 8 octobre 2004

Par Koceila Bouhanik

Le Prix Nobel de la Paix 2004 est kenyan. Première femme africaine de l’Histoire et septième personne du continent à recevoir la distinction déjà centenaire, à l’exemple du secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, lauréat du prix en 2001 ou de Nelson Mandela et Frederik de Klerk en 1993, Mme Maathai accède ainsi à une nouvelle reconnaissance internationale pour son action écologiste et son travail dans le domaine du social. Elle suit en cela les traces de la première femme musulmane lauréate du prix en 2003, la militante iranienne des droits de l’Homme Shirin Ebadi.

Biologiste, elle fut la première femme d’Afrique orientale à passer un doctorat, à devenir professeur et à diriger un département (à l’Université de Nairobi). Elue écologiste au parlement kenyan depuis décembre 2002, devenue en janvier 2003, ministre-adjoint à l’Environnement, aux Ressources naturelles et à la Faune sauvage, elle fut également à la tête du plus grand projet de reboisement d’Afrique le « Green Belt Movement » (« Mouvement Ceinture Verte », GBM) depuis sa création en 1977. Cette organisation se donne pour but de promouvoir la biodiversité, de créer dans le même temps des emplois et donner aux femmes une identité plus forte au sein de la société. Maathai est, par ailleurs, une ardente avocate des droits de l’Homme, ce qui lui a d’ailleurs valu d’être harcelée, calomniée et emprisonnée par le régime autoritaire de l’ancien président Daniel Arap Moi, dans les années 1970 et 1980 : "L’Etat croit qu’en me menaçant et en me frappant, il peut me réduire au silence", dit cette mère de trois enfants, "Mais j’ai une peau d’éléphant. Et il faut bien que quelqu’un parle haut et fort".

 

Une femme de terrain à l’honneur

Wangari Muta Maathai, qui est membre du conseil consultatif pour les questions de désarmement auprès du secrétaire général des Nations Unies, a reçu jusque-là 14 distinctions internationales, dont le prestigieux Right Livelihood Award. Ce prix, attribué par une fondation suédoise et souvent baptisé « Prix Nobel alternatif », lui a été décerné en reconnaissance de sa "contribution au bien-être de l’Humanité".

Défense de l’environnement et promotion de la paix sont étroitement liées, a-t-elle rappelé vendredi, jour de sa nomination, à la radiotélévision publique norvégienne NRK : "L’environnement et les ressources naturelles sont un aspect important de la paix parce que, lorsqu’on détruit nos ressources, lorsque nos ressources se raréfient, nous nous battons pour nous les approprier", "Nous plantons les graines de la paix, maintenant et pour le futur", et de conclure : "En protégeant l’environnement, nous améliorons aussi la façon de gouverner".

 

"Elle pense au niveau mondial et agit sur le plan local"

Grâce à l’action de son mouvement contre la déforestation, facteur de sécheresse et de pauvreté pour les populations locales, plus de 30 millions d’arbres ont été plantés au Kenya et des dizaines de milliers de personnes, dont beaucoup de femmes, travaillent dans les pépinières du mouvement. Ses méthodes ont fait école en Tanzanie, en Ouganda, au Malawi, au Lesotho, en Ethiopie et au Zimbabwe.

"Son approche holistique (globale, ndlr) du développement durable embrasse la démocratie, les droits de l’Homme en général et les droits des femmes en particulier", a souligné le comité Nobel. "Elle pense au niveau mondial et agit sur le plan local", a-t-il ajouté. "La paix sur la terre dépend de notre capacité à améliorer notre environnement", a indiqué le comité Nobel. Le prix -une médaille d’or, un diplôme et un chèque de 1,1 million d’euros- lui sera remis en mains propres le 10 décembre, jour du centième anniversaire de la mort de son fondateur, l’inventeur suédois de la dynamite et philanthrope Alfred Nobel.

 

 Liste des autres prix Nobel de la Paix africains :

Année

Nom

Fonction

Pays

1960

Albert John Luthuli (1898-1967)

Ancien président du Congrès National Africain (ANC)

Afrique du Sud

1978

Anouar El Sadate (1918-1981)

Président de la République Arabe d’Egypte

Egypte

1984

Desmond Tutu

Evêque, ancien président du Conseil Episcopal des Eglises d’Afrique du Sud (CEEAS)

Afrique du Sud

1993

Nelson Mandela

Avocat et homme politique

Afrique du Sud

1993

Frederik Willem De Klerk

Président de la république

Afrique du Sud

2001

Kofi Annan

Secrétaire général des Nations Unies

Ghana

 

 

Nobelisée
Wangari
Maathai a reçu en 2004 le Prix Nobel de la paix 'pour sa contribution en faveur du développement durable, de la démocratie et de la paix'.

 

La première !
Wangari
Maathai est la première femme africaine à recevoir le Prix Nobel de la paix qu'elle considère comme 'la plus grosse surprise de (sa) vie'.

 

Lutte contre la déforestation !
Grâce à son action contre la déforestation, facteur de sécheresse et de pauvreté pour les populations locales, plus de 30 millions d'arbres ont été plantés au
Kenya et des dizaines de milliers de personnes, dont beaucoup de femmes, travaillent dans les pépinières du mouvement de la ceinture verte.

 

Le prix Sophie.
Ces batailles pour l'écologie, qui lui ont valu d'être emprisonnée à plusieurs reprises, se voient consacrées par le
prix Sophie, une récompense norvégienne qui consacre des actions en faveur de l'environnement.

 

Femme forte
Son mari, un politicien kényan avec lequel elle a eu trois enfants, s'est séparée d'elle dans les années quatre-vingts au motif qu'elle était 'trop éduquée, trop forte, trop têtue, qu'elle avait trop de réussite et qu'elle voulait trop prendre les choses en main'.

 

 

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Trois questions à…Cheikh Modibo Diarra, astrophysicien malien en service a la NASA

 

Entretien mené par Samboudian Kamara
(Diffusé le 29 Juin, 1999)

L’astrophysicien d’origine malienne, Cheik Modibo Diarra, est réputé dans la communauté scientifique internationale. Spécialiste de la navigation spatiale, il est l’un des chercheurs de pointe de Pathfinder, la mission de la Nasa vers Mars, après avoir travaille dans plusieurs projets comme l’envoi de la sonde Magellan. Ambassadeur de bonne volonté de l’Unesco pour les sciences et les technologies, il revient ici sur sa vision de l’avenir du continent africain. Entretien.

Q: Pourquoi vous êtes vous intéressé a l’exploration spatiale plutôt qu’a la recherche agronomique par exemple ?

A: Quand j’étais adolescent dans les années 60, au Mali, ma passion était d’écouter les reportages scientifiques d’un célèbre journaliste de Voice of America, Pierre Pouillon, qui faisait des reportages sur les programmes Apollo. Il faut dire que dans notre imaginaire, aller dans l’espace était une chose extraordinaire a l’époque. Il faut aussi dire que depuis ma tendre enfance, la création m’a fascine. Apres le lycée technique de Bamako, je suis allé en France pour des études de Maths-Physique et plus tard, j’ai eu l’opportunité de faire Harvard university. Aussi, a un moment donne, la Nasa cherchait des spécialistes en navigation, surtout que le projet de guerre des étoiles mobilisait beaucoup d’énergie dans le contexte d’affrontement Ouest-Est. C’est après une interview avec des recruteurs de l’agence spatiale que j’ai intégré l’équipe de recherche pour l’envoi de la sonde Magellan.

Q: Vous défendez la mise en commun de ressources Sud-Sud. Selon vous qu`est-ce que le continent africain peut proposer a la communauté scientifique internationale ?

A: Vous voulez parler sans doute de ce fameux retard du continent dont on parle tant. Je vois les choses autrement. Les pays riches ont investi de grosses sommes dans des infrastructures qu’ils sont obliges d’amortir car avec les innovations technologiques, ces mêmes infrastructures vont être dépassées en un temps record. Le seul budget du programme Magellan jetait supérieur a 740 millions de dollars. Nous africains par contre, nous ne pouvons certainement pas avoir ces ambitions, mais il y a lieu de s`adapter. En définitive, il faut noter que la connaissance scientifique est universelle. Cela veut dire que des qu’une découverte scientifique a lieu, elle appartient a la communauté mondiale. Le problème en Afrique n’est pas la détention d’un savoir mais plutôt l’acquisition de savoir-faire. Et puis, l’Afrique est un continent de 740 millions d’habitants dont la moitie a moins de 20 ans. C’est une chance inestimable. A nous de développer ces ressources humaines…

Q: Que répondez-vous a ceux qui estiment que vous êtes le symbole de la fuite des cerveaux africains ?

A: Les intellectuels africains, quelque soit le lieu ou ils trouvent, peuvent aider ou contribuer au développement de leur pays, s’ils en ont les moyens. Je peux être utile la ou je suis. Je suis aussi favorable a la fédération des énergies et la création de grands centres sous-régionaux de recherche scientifique. L’enjeu n’est donc pas, a mon avis, de se morfondre parce que tel ou tel scientifique africain travaille en dehors du continent. Les nouvelles générations doivent penser a mettre sur pied des organisations solides et des projets viables pour assurer leur survie et celle de tout le continent. C’est ce qui détermine la marche du monde d’aujourd’hui.

 

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Mali: Bilan et perspectives de Amadou Toumani Touré

 

Les Echos (Bamako)

OPINION
7 Juin 2007
Publié sur le web le 7 Juin 2007

C'est demain 8 juin que le président de la République, sera réinvesti. En prélude à l'événement, nous avons approché certains responsables des partis politiques qui se sont prononcés sur le bilan des cinq ans de ATT et ce qu'ils attendent de lui à l'occasion de son dernier mandat.

« Je pense que le bilan des 5 ans d'ATT a été caractérisé par du bon et du mauvais. Du bon, agrémenté par le populisme d'ATT lui-même. Avec son système de m'as-tu vu, qui fait qu'il a fait 5 ans à faire de la campagne, caractérisé par l'ouverture de chantiers qui existaient réellement, mais surtout par la finition de chantiers ouverts par l'Adéma à plus de 70 %. Je dis que la politique de logements sociaux dont il prétend être l'initiateur, n'est nullement une innovation. Ce sont des choses qui ont toujours existé sous les présidents Modibo Kéita, Moussa Traoré, Alpha Oumar Konaré.

Le côté négatif a été caractérisé par l'immense déception, par l'immobilisme politique. Depuis la conférence nationale jusqu'à un certain temps, il n'y a jamais eu un certain consensus avant le président ATT. Il devait profiter de cette situation pour apporter des révisions aux textes fondamentaux de la République. De 2002 à 2007, on avait cette chance pour apporter des changements. C'est seulement à ces seules conditions qu'on peut faire des élections législatives crédibles. Voyez-vous pour les élections législatives, c'est au Mali seulement qu'on a un système majoritaire à 2 tours. Au Parena, nous avions demandé un système mixte pour les législatives, mais le président ATT a refusé. Nous avions aussi demandé la réforme de l'Armée. Toutes ces choses ont été rejetées par ATT.

En termes de perceptives, comme nouvel élu, nous lui demandons qu'il soit le président de tous les Maliens. Qu'il sorte dans sa gouvernance le système de clan et qu'il sorte également son système à tendance régionaliste, voire ethnique. Il est temps qu'on lui dise que ces pratiques ne peuvent plus continuer. Que la gestion des ressources de l'Etat soit faite dans les conditions saines.

Son dernier mandat doit être placé sous le signe de la volonté politique d'assainir l'administration, la réforme du Vérificateur général et l'érection de la section des comptes de la Cour suprême en Cour des comptes conformément aux traites de l'Uémoa. Ces deux structures de contrôle doivent être dotées de moyens humains conséquents pour assurer de façon conséquente la lutte contre la délinquance financière et la corruption sans que cela ne tourne aux règlements de comptes en faveur des gouvernants de l'heure ».

« Nous attendons l'annonce des futurs projets »

« Pour ma part, j'estime que le bilan est largement positif et cela se confirme par la réélection d'ATT. Si le bilan n'était pas positif, il aurait certes passé, mais pas aussi largement, avec un score de 71 %. Les Maliens n'avaient aucune raison d'aller ailleurs. Le peuple n'a plus besoin de discours académiques, mais de réalisations concrètes avec un candidat qui leur dit : voilà ce que j'ai fait. Je ne vais pas rentrer dans l'énumération des réalisations d'ATT, qui sont connues de tous. ATT est un candidat qui est allé à l'écoute du peuple et qui a dévoué ses actions aux préoccupations des Maliens.

Nous attendons que les chantiers commencés soient achevés. Par rapport au mandat qui commence vendredi, nous attendons que le président nous présente ses nouveaux projets dans le domaine économique, financier, dans le domaine de la lutte contre la corruption et de la délinquance financière. Qu'ATT nous redéfinisse les missions du Vérificateur général et l'étendue de ses pouvoirs car c'est vraiment flou. Bref, nous attendons l'annonce de ses futurs projets pour le Mali ».

« Nous allons continuer à souffrir »

« Le mandat des 5 ans de ATT a été la poursuite de l'application des programmes de l'ajustement structurel avec la liquidation du reste des entreprises et sociétés d'Etats, que le régime d'Alpha n'a pu finir. ATT est revenu sur la privatisation de l'Energie, chose qu'il faut saluer. Le Mali ne peut pas avancer tant qu'on est sous orientation néo-libérale. Le bradage systématique des structures publiques comme l'école, la santé ne garantit pas l'avenir de nos populations. Sur le plan de la communication, quelques atteintes aux libertés des médias ont été commises.

Sur le plan International, le Mali n'a pas brillé. Le peuple continue de souffrir. Le pays n'a pas bougé quant aux changements annoncés.

Quant aux perceptives, il y a beaucoup de belles promesses. Nous posons la question est-ce que la politique de la demande sociale n'a pas échoué pendant ces 5 ans ? Par rapport à tout ce qui a été dit, nous voyons que le prix des produits ne cesse d'augmenter, la production du riz a chuté. Dans ce contexte, il est difficile que les promesses soient tenues. Tant qu'on ne change pas en Etat démocratique et populaire, nous allons continuer à souffrir ».

 

 

 


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