Après le Synode Africain 49805 visites
Accueil

Des Africaines revendiquent...

Jeudi 26 Avril 2007 à 8:32:23

Des Africaines revendiquent "le pouvoir", là où les hommes ont échoué
MADRID (AFP) - 08/03/2007 09h45
Le Premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero (d) et la présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf à Madrid le 7 mars 2007
Puisque les hommes ont échoué à rendre l'Afrique prospère et pacifique, des femmes africaines réunies cette semaine à Madrid ont clamé que c'était leur tour de "prendre le pouvoir" pour tenter de sortir le continent de l'ornière.
 
"Les hommes ont tous ruiné ce pays, essayons une femme": la vice-présidente du gouvernement espagnol, Maria Teresa Fernandez de La Vega, a rappelé lors de cette réunion que c'est avec ce slogan qu'Ellen Johnson Sirleaf avait été élue présidente d'un Liberia ravagé par la guerre civile.
 
Première femme élue démocratiquement à la présidence d'un Etat africain, Mme Johnson Sirleaf a lancé à Madrid un appel à une "prise de pouvoir" des femmes africaines, soulignant la nécessité de "solutions pratiques" pour permettre à un plus grand nombre d'Africaines d'accéder à des postes à responsabilité.
 
"Les femmes doivent lancer un message clair sur l'importance de leur présence dans la société", a affirmé Mme Johnson Sirleaf, invitée vedette de ces IIe rencontres hispano-africaines "Femmes pour un monde meilleur", qui coïncidaient avec la Journée internationale des femmes.
 
Evoquant une certaine prise de conscience en Afrique, elle a souligné qu'il restait beaucoup à faire "notamment dans le domaine de la violence domestique, qui reste l'une des principales formes de violence envers les femmes".
 
Responsables politiques, chefs d'entreprises, intellectuelles: quelque 300 africaines et 170 espagnoles ont participé mercredi et jeudi à cette réunion dont la première édition s'était tenue l'an dernier au Mozambique.
 
"Les femmes sont l'avenir de l'Afrique, donnons-leur le pouvoir", réclame parmi elles la Sénégalaise Bineta Diop, présidente de l'association Femmes Africa Solidarité (FAS), qui plaide pour un "leadership des femmes dans la gouvernance politique et économique".
 
"Les femmes sont déjà en train de prendre le pouvoir: pas avec des armes mais avec notre féminité", explique à une journaliste de l'AFP cette "féministe africaine" qui milite pour un rôle croissant des Africaines dans leur économie.
 
Elle salue les "bonds en avant" accomplis au plan politique: parité homme-femmes au Parlement Rwandais, élection de Mme Johnson Sirleaf au Liberia.
 
"Il ne reste plus qu'à transposer cette prise de pouvoir dans les entreprises", explique-t-elle, convaincue que les femmes, qui jouent déjà un rôle moteur dans la micro-économie africaine, seront capables de marquer la différence par "leur vision plus globale des problèmes".
 
Elles vont "aider à retenir la main d'oeuvre", ajoute Bineta Diop, qui préfèrerait voir les jeunes hommes rester au Sénégal plutôt que de choisir l'immigration clandestine vers l'Europe.
 
Avec son association, fondée en 1996, Mme Diop vient de lancer un nouveau projet pour aider des femmes africaines à devenir chef d'entreprises.
 
Ce programme prévoit de sélectionner au Sénégal, au Mozambique et en Afrique du Sud des jeunes femmes "qui émergent" pour leur donner "l'accompagnement nécessaire" pour monter leur propre entreprise, explique-t-elle.
 
Le projet est co-financé par plusieurs gouvernement européens, dont l'Espagne, la Finlande et le Pays Bas, des gouvernements africains, l'Union africaine et des organismes privés.
 
Mme Diop est en revanche contre l'aide sous forme de micro-crédits qui se répand en Afrique, sous l'impulsion de la France notamment, car elle y voit un "système de gestion de la pauvreté" qui "n'enrichit en aucun cas la femme africaine".
 --------------
 

Commentaires


   ...

Réalisé par Africaciel.com