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Une affiche du journal Alternative libertaire en 1990.

Dans une acception large, et depuis la fin des années 1960 , le tiers-mondisme désigne un courant de sympathie vis-à-vis des pays du tiers-monde , et le souhait de leur développement économique et politique [ 1 ] . Dans un sens plus restreint et polémique, l'expression [ 2 ] désigne, dès la fin des années 1970 , un courant d'idées qui attribue la responsabilité de la pauvreté du tiers-monde aux interventions des pays occidentaux.

Le mot et l'idée

Les premières occurrences du terme sont repérables à la fin des années 1960 et au début des années 1970 [ 3 ] , [ 4 ] .

En France notamment, cette expression est le vecteur d'une résistance à cette vision, dite "de gauche" mais ayant aussi des soutiens dans tout l'éventail politique français et notamment dans les milieux chrétiens ( CCFD , Cimade , Secours catholique , Aide à toute détresse quart monde , etc.), de la part de ceux qui n'admettent pas que les pays riches du nord, soient accusés d'être responsables de l'état de misère des pays du tiers-monde.

Dans la perspective « tiers-mondiste », les actions des pays dominants ont empêché les pays du Tiers-monde, souvent leurs anciennes colonies , de se développer. Ces pays étaient asservis aux intérêts impérialistes des empires. Ces Empires coloniaux ont pillé les richesses de ces pays (la majorité des pays de l' Afrique ), comme les minerais ( or , argent , diamant , etc). Après les indépendances des années 1960, la France néo-coloniale à travers la Françafrique , les États-Unis en Amérique du Sud (bien que ce ne soit pas un ancien empire colonial), la Russie vis-à-vis des anciennes colonies soviétiques (à partir des années 1990), etc., continuent de piller les richesses de certains de ces pays ( pétrole , minerais , gaz , uranium , agriculture : café , coton , tabac , cacao , etc) par des moyens économiques (monopole des multinationales, contrats imposés et partiaux, dettes des pays pauvres) ou politiques (instauration de dictatures , souvent aidées par des moyens diplomatiques voire militaires par les pays riches ; dont les dictateurs détournent les aides aux développement (« La dette du Zaïre et la fortune de Mobutu explosent simultanément » [ 5 ] ) et se la partagent), notamment en France, avec des responsables et des partis politiques occidentaux : c'est le néo-colonialisme .

Certains leaders politiques sont associés au tiers-mondisme :

Les intellectuels qui ont théorisé le concept du tiers-mondisme ou en ont approfondi la problématique, tout en participant éventuellement au mouvement tiers-mondiste sont entre autres Frantz Fanon , Jean-Paul Sartre , René Dumont , François-Xavier Verschave , Edmond Jouve .

Certaines associations peuvent être considérées comme agissant dans une perspective tiers-mondiste, comme le CADTM (Comité pour l'abolition des dettes illégitimes).

Certains groupes ou artistes sont considérés comme faisant partie de ce mouvement Tiken Jah Fakoly , avec des morceaux comme Françafrique , L'Afrique doit du fric ou encore Tonton d'America , ou l' association Survie .

Bibliographie

  • Sylvie Brunel , Tiers Mondes. Controverses et réalités , Economica, 1987

Voir aussi

Références

  1. CNRTL
  2. Site de l'université de Sherbrooke
  3. «  La dette de Mobutu  » , sur le site du CADTM (consulté le 17 novembre 2018 ) .

Liens externes

Texte soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Tiers-mondisme de Wikipédia (Historique).

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