Séville
La cathédrale et les Archives générales des Indes
Drapeau Blason
Données générales
Toponyme local Sevilla
Statut Municipio
Pays Espagne   Espagne
CCAA Andalousie   Andalousie
Province Séville   Séville
Comarque Zone métropolitaine de Séville
District judic. Séville
Code postal 41 000 à 41 020
Gentilé - sevillano/a, hispalense (es)
- sévillan/e (fr)
Culture
Saint patron Saint Ferdinand (30 mai)
Sites classés par l' Unesco Cathédrale , Alcázar et Archivo de Indias ( 1987 )
Données géographiques
Coordonnées
 - latitude  :
 - longitude  :

37° 23′ 00″ Nord
          5° 59′ 48″ Ouest
/ 37.383300 , -5.996550
Superficie 141,31 km²
Altitude moy. 7 m
Distance(s) Séville est à 541 km de Madrid .
Population ( INE )
 - total :
 - densité  :
 - année :

699 145 hab.
4 985 hab./km²
2007
Rivière(s) Le Guadalquivir
Politique
Maire
 - nom :
 - parti  :
 - mandat :

Alfredo Sánchez Monteseirín
PSOE
2007 - 2011
Budget
 - montant :
 - année :

649 269 545,62 €
2007
Site web www.sevilla.org

Séville ( Sevilla en espagnol ) est une ville du sud de l' Espagne , capitale de la Province de Séville et de la Communauté autonome d' Andalousie [ 1 ] .

Peuplée par 699 145 habitants en 2007 , située au centre d'une riche région agricole, traversée par le Guadalquivir et connectée à un important réseau de communication, la cité est le cœur économique, politique et culturel de l' Andalousie , et constitue l'une des plus importantes villes du pays, mais aussi de l' Europe du Sud .

C'est également une ville au passé prestigieux, ayant légué un patrimoine artistique d'une immense richesse, qui en fait une des destinations touristiques les plus prisées d' Europe et l'auréole d'un certain prestige. Ses monuments, les nombreux artistes qui y sont nés ou y ont œuvré, son histoire glorieuse, ses fêtes traditionnelles, mais aussi son climat ont ainsi contribué à sa renommée.

Sommaire

Étymologie, devise, blason

Le nom de Sevilla provient de l'ancien toponyme Ishbiliya qui lui fut donné à l'époque musulmane.

La devise de Séville est NO 8 DO. Le 8 représente ici un écheveau de laine, madeja en espagnol. La phrase se lit donc : no madeja do, contraction de No me ha dejado , elle ne m'a pas laissé . Cette formule fait référence au roi Alphonse X le Sage , lequel, chassé du pouvoir par son fils Sanche , futur Sanche IV, en 1282 , se réfugie à Séville, l'une des très rares villes de sa couronne à lui être restées fidèles face à son fils rebelle. Il y meurt en 1284 . Cette devise figure sur le drapeau municipal.

Le blason, quant à lui, représente le roi Ferdinand III de Castille , conquérant de la ville en 1248 , entouré de saint Isidore et de son frère saint Léandre qui furent tous deux archevêques de Séville aux VI e et VII e  siècles . La devise de la cité figure au bas du blason [ 2 ] .

Histoire

Icône de détail Article détaillé : Histoire de Séville .

L'Antiquité

Selon la légende, Séville est fondée par les Tartessiens autour du VIII e  siècle av. J.-C. , sous le nom de Ispal ou Spal (selon les sources latines). Le premier site de peuplement stable a été localisé au bord du Guadalquivir , sur un petit promontoire, aujourd'hui connu sous le nom de Cuesta del Rosario . C'est à cet endroit que le fleuve cesse d'être navigable pour les grandes embarcations.

La ville est ensuite peuplée par les Phéniciens et les Grecs .

Séville se retrouve au cœur de la Deuxième Guerre punique  : les Carthaginois s'en emparent en -216 . La bataille d'Ilipa permet aux Romains de la conquérir en -206 .

La ville est rebaptisée Hispalis et est reconstruite. Son tempérament mouvant amène néanmoins les Romains à fonder une autre cité à proximité : Itálica, qui devient la ville résidentielle, tandis qu'Hispalis conserve ses fonctions commerciales.

Jules César la dote d'une nouvelle enceinte en -49 , puis l'élève en -45 au rang de colonie romaine . Elle devient alors une cité importante, dominant toute la Bétique .

Au moment des Grandes invasions , Séville est conquise successivement par les Vandales en 426 , puis par les Suèves en 441 .

Ces derniers seront néanmoins chassés par les Wisigoths après la bataille du fleuve Órbigo en 456 .

Le Moyen Âge

La Séville wisigothique

Les Wisigoths sont chassés de Gaule par les Francs en 507 . Commence alors une lente mais déterminante conquête de la péninsule ibérique, sur laquelle les Goths avaient commencé à prendre leurs marques au siècle précédent.

Hispalis est rebaptisée Spali, et se retrouve au centre des conflits qui déchirent le royaume :

  • dans les années 549 , Spali est le théâtre de l'élection d' Agila I er . Un concurrent, Athanagild , lui fait face et retourne la situation en sa faveur, avec le soutien de Spali et l'aide des troupes de Justinien . Celles-ci en profitent pour occuper la Bétique et Spali, qui rechigne à se soumettre aux Wisigoths.
  • Léovigild nomme son fils Herménégild duc de la Bétique. Herménégild s'établit à Séville et, profitant des conflits religieux entre tenants de l'arianisme - officiel - et du catholicisme - auquel il s'est converti -, il se proclame à Spali et déclenche une révolte contre son père. Celui-ci assiège la ville qui sert de base à Herménégild et le met en déroute avant, face à son refus d'abjurer le catholicisme, de le faire mettre à mort. Après ces évènements, Spali reste à l'écart de la vie politique et militaire du royaume.

La cité s'exprime désormais à travers la culture, dont elle devient un des plus brillants foyers d'Occident, grâce à l'action de saint Léandre et saint Isidore , les deux plus illustres archevêques de Séville, qui développent notamment la bibliothèque.

La cité musulmane

Quelques mois à peine après le débarquement des troupes musulmanes dans la péninsule ibérique en avril 711 , Musa ibn Nusair parvient à conquérir Séville. La ville occupe le coeur de l'activité politique d' Al Andalus avant que la capitale ne se fixe définitivement à Cordoue . Les premiers temps de l'Islam à Séville sont bénéfiques. La ville retrouve assez rapidement sa prospérité passée par la mise en valeur des campagnes alentours et le retour en grâce des Juifs, persécutés par les Wisigoths.

L'arrivée à Cordoue du prince Abd al-Rahman Ier , qui fonde l' émirat omeyyade en 756 , marque le début d'une longue période de révoltes vis-à-vis du pouvoir central. Les entreprises successives de rébellion seront à chaque fois étouffées par les troupes émirales, de manière plus ou moins violente. Ces soulèvements réguliers sont néanmoins le signe de la difficulté pour le pouvoir cordouan d'imposer correctement son autorité. La première grande construction entreprise, dans une cité qui se développe à un rythme soutenu, est celle de la grande mosquée, à partir de 829 - 830 , à l'emplacement actuel de l'église du Salvador. Cette époque est également marquée par les incursions dévastatrices et répétées des Vikings , qui pénètrent jusqu'à Séville par le Guadalquivir . La première de ces incursions, en 844 , est marquée par un bilan désastreux. Les autorités émirales décident dès lors la construction de chantiers navals et la constitution d'une flotte, qui permet de repousser les tentatives d'incursion postérieures. Si Séville prospère économiquement et culturellement à la fin du IX e  siècle , elle subit de plein fouet les conséquences d'une guerre ouverte opposant différents clans cherchant à s'accaparer le pouvoir dans la cité. Les vainqueurs de cette crise, les Banu Hadjdjadj, cherchent à se soustraire à la domination des émirs, avant de se soumettre en 902 .

L'arrivée sur le trône d' Abd al-Rahman III en 912 signe le retour en force de Séville dans le giron cordouan. La fermeté de l'émir, autoproclamé calife en 929 , permet d'affermir le pouvoir des omeyyades dans la ville, dont les velléités rebelles sont matées, et les murailles abattues en guise de châtiment. Elle conserve toutefois un rôle non négligeable dans le dispositif militaire de l'Etat cordouan et continue son développement. Les premières pierres de ce qui deviendra plus tard l'actuel alcázar sont posées au X e  siècle . La chute du Califat en 1031 libère Séville de sa tutelle multiséculaire. Surgissent alors dans tout Al Andalus des taïfas . Celle de Séville est l'une des plus puissantes et absorbe peu à peu nombre de territoires voisins. Sous la dynastie des Abbadides , la cité connaît une période d'apogée culturelle. La cour des souverains sévillans est le lieu d'une intense activité artistique et littéraire, marquée par un raffinement dont la renommée traverse rapidement le Guadalquivir.

La Giralda , le monument le plus emblématique de la présence musulmane à Séville.

Face au danger que représentent les troupes d' Alphonse VI de Castille après la prise de Tolède en 1085 , Abbad III al-Mutamid décide de faire appel au calife almoravide Youssef Ibn Tachfin pour éradiquer la menace chrétienne. Après plusieurs interventions, le Marocain envahit Al Andalus à partir de 1090 . Séville tombe en 1091 et son roi est exilé. La période almoravide est mal renseignée mais il est permis de dire que le port continue à jouer un rôle actif. L'échec des Almoravides, incapables de s'incorporer dans la population autochtone, et de plus en plus en difficulté face aux royaumes du nord de l'Espagne, entraîne le débarquement des Almohades en 1147 . Séville, qui est prise par ces derniers cette même année, connaît un second âge d'or. La construction d'une nouvelle grande mosquée est décidée par le calife Abu Yaqub Yusuf en 1172 . Son minaret, la Giralda , édifiée entre 1184 et 1198 , témoigne encore de la splendeur de l'architecture de l'époque. Par ailleurs, l'alcázar est réhabilité et la muraille est reconstruite et dotée de puissants éléments défensifs, dont la Torre del Oro . La décomposition progressive du pouvoir almohade suite à la Bataille de Las Navas de Tolosa en 1212 sonne le début du déclin de la présence musulmane à Séville, qui finit par être conquise par Ferdinand III de Castille en 1248 après 18 mois de siège et d'offensives tant terrestres que fluviales.

La ville chrétienne

Après la conquête opérée par saint Ferdinand III (siège de Séville pendant 18 mois), les rois et le clergé catholique veulent peu à peu remodeler la ville : destruction de la mosquée, remplacée par une cathédrale (que l'on veut l'une des plus vastes de la chrétienté), construction de nouveaux palais, d'églises et de couvents. En revanche la judería change peu. Si la capitale du royaume de Castille est Burgos , la cour est en fait itinérante, et de nombreux souverains prennent plaisir à séjourner plus ou moins durablement à Séville (dont Alphonse X le Sage , Pierre I er le Cruel ). Cela stimule l'activité du bâtiment, l'artisanat d'art, la vie culturelle. Grâce à l'irrigation développée par les Arabes, les campagnes de la région sont florissantes. Comme les navires de l'époque ont un faible tirant d'eau, on peut embarquer à Séville pour les navigations océanes ( Vespucci , Magellan ). La cité est débordante de vie, et Isabelle I re crée une Bourse du commerce en 1503 . On a peut-être exagéré l'importance de Séville en lui attribuant alors 400 000 habitants, mais, même si elle n'en comporte que 200 000, c'est l'une des plus grandes villes du monde de cette époque.

Séville au Siècle d'Or

Séville au XVIe siècle, peinte par Alonso Sánchez Coello

Ce qu'on entend habituellement par "siècle d'or" s'étend du règne de Charles Quint à celui de Philippe IV. Le bilan pour Séville est contrasté. En points défavorables: l'ensablement progressif du Guadalquivir , qui entraîne un transfert à Cadix d'une bonne partie du trafic maritime, le départ des juifs et des musulmans. En points favorables: l'existence d'une université fondée en 1504, des travaux commandés par les rois, l'existence d'une brillante école de peinture, où l'on distingue trois générations: Roela et Pacheco à la première, Herrera le Vieux et Zurbaran à la deuxième, Murillo à la troisième. Velasquez est né à Séville dans ce milieu porteur. Cette école de peinture doit beaucoup à des commandes de monastères, ce qui suggère l'existence d'une vie religieuse intense et une certaine richesse, grâce à des donations faites aux institutions religieuses et aux revenus tirés de propriétés foncières.

Le déclin du XVIII e  siècle

Le déclin du XVIII e  siècle est relatif. Il semble bien que Cadix, où est transféré l'entrepôt du commerce colonial ainsi que la Casa de contratación (chambre de commerce) locale, marque beaucoup de points dans la compétition avec Séville, et l'ampleur des constructions baroques à Cadix en témoigne. Néanmoins, Séville n'est pas délaissée et elle reçoit une belle manufacture de tabac , due à l'architecte Sebastión Van der Borcht. Le tabac arrive d'Amérique, et on voit que Séville bénéficie de retombées du commerce atlantique. Cette manufacture emploie autour de 5 000 ouvrières. Par ailleurs, le roi Charles III crée une fabrique de canons qui, pour l'époque, utilise une technologie avancée. Il y a des métiers textiles (laine, soie) et une fabrication importante de porcelaine. On est certain que la population de Séville au XVIII e  siècle était de 100 000 habitants, ce qui est beaucoup. Séville est alors une ville de sociétés savantes, de bibliothèques et de savoir encyclopédique.

Séville aux XX e et XXI e  siècles

Image du site de l'Expo 92

L' Exposition ibéro-américaine de 1929 , longtemps repoussée, notamment à cause de la Première Guerre mondiale , marque l'entrée de Séville dans le XX e  siècle .

La ville accueille l' Exposition universelle de 1992 , année faste pour l'Espagne puisque cette même année, Madrid est désignée capitale culturelle de l'Europe et Barcelone accueille les Jeux olympiques d'été.

Géographie

Situation

Située au sud-ouest de l'Espagne, Séville bénéficie d'un emplacement privilégié, largement ouvert vers l'extérieur et qui s'appuie sur deux caractéristiques géographiques majeures.

D'une part, la cité est traversée par le Guadalquivir , navigable jusqu'à la capitale andalouse. Le fleuve lui offre un accès à la mer, ce qui explique sa place prépondérante dans l'histoire d'une ville qui s'est construite par et autour de lui. Voie de communication essentielle,le Guadalquivir a permis le développement d'un commerce fluvial encore actif à ce jour, et qui connut son apogée au moment de la constitution de l' empire espagnol . À noter que depuis 1948 , le Guadalquivir, dévié pour éviter les inondations, longe la ville par l'ouest. Le cours d'eau qui traverse Séville, et sur lequel se trouve le port fluvial, est une darse [ 3 ] .

Séville, en Andalousie

D'autre part, Séville domine la vega (plaine) du Guadalquivir, la Campiña sevillana . Cette vaste étendue de plaines légèrement ondulées est exploitée depuis des siècles pour sa fertilité qui a contribué à la richesse de la ville. Cultures céréalières , maraîchères , oléicoles , ou encore élevage de bétail ( toros braves notamment), n'ont cessé d'être développés sur ces terres qui continuent à faire vivre la région.

Cette position enviable offre à Séville une franche ouverture vers les régions limitrophes, sur lesquelles s'étend son influence : l' Aljarafe , l' Alcor et les sierras nord et sud de la province.

La ville, desservie par un réseau de communications dense, se trouve à 125 km de Cadix , 140 km de Cordoue , 219 km de Málaga , 250 km de Grenade , 541 km de Madrid et 1046 km de Barcelone .

Climat

Située au sud de l'Espagne, non loin du continent africain , Séville bénéficie d'un climat très nettement méditerranéen , tout en subissant des influences continentales [ 4 ] .

Sa position modérément éloignée de la mer, dans la vaste plaine du Guadalquivir, lui permet de jouir d'un climat relativement doux et clément tout au long de l'année. La température moyenne annuelle s'établit à 18,6 °C (minimales :+12 °C ; maximales :+25 °C). Néanmoins, Séville connaît des étés particulièrement longs et torrides, avec des températures maximales moyennes atteignant ou dépassant les 25 °C de mai à octobre. Les pics de températures sont atteints entre juin et septembre, à une période où le mercure dépasse ou atteint constamment la barre des 30 °C, voire plus. Le record maximal est de 46,6 °C [ 5 ] , tandis que le record minimal est de -5,5 °C [ 6 ] .

Le régime pluviométrique de la capitale andalouse correspond également à celui d'un climat méditerranéen, entre 500 mm et 550 mm par an. Néanmoins on compte 61 jours de pluie par an. Les précipitations se concentrent sur la période d'octobre à avril avec en décembre 9 jours de pluie. Les chutes de pluie sont en revanche quasiment nulles au cœur de l'été, on compte 0 jours de pluie en juillet et aout.

  Relevé météorologique de Séville-(période: 1971-2000)
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Jui Jul Aou Sep Oct Nov Déc Année
Température maximale (°C) 15.9 17.9 21.2 22.7 26.4 31 35.3 35 31.6 25.6 20.1 16.6 24.9
Température minimale (°C) 5.2 6.7 8.2 10.1 13.1 16.7 19.4 19.5 17.5 13.5 9.3 6.9 12.2
Hauteur de pluie ( mm ) 65 54 38 57 34 13 2 6 23 62 84 95 533
Nbre jours avec pluie 8 7 6 8 6 2 0 1 3 7 8 9
Source : Le climat à Séville (en °C et mm, moyennes mensuelles) worldweather.org


Démographie

La commune de Séville est le centre d'une agglomération qui s'étend sur 1 460 km², et regroupe 1 182 480 habitants, ce qui en fait la quatrième agglomération d'Espagne [ 7 ] .

Selon l'Institut espagnol de la statistique (INE), la ville en elle-même comptait 704 414 habitants en 2006, la plaçant également au quatrième rang des villes espagnoles en termes de population, après Madrid , Barcelone et Valence .

Courbe d'évolution de la population sévillane depuis 1900.
Évolution démographique de Séville de 1900 à 2006
1900 1910 1920 1930 1940 1950
148 315 158 287 205 529 228 729 312 123 376 627
1960 1970 1981 1991 2001 2006
442 300 548 072 653 833 704 857 702 520 704 414
Sources : Instituto Nacional de Estadísticas et Instituto de Estadística de Andalucía
Le dernier recensement total de la population a été mené en 2001

Ces indications chiffrées sont révélatrices du dynamisme de la ville qui attire, en raison de facteurs divers, de nombreux espagnols et étrangers. Centre de l'agglomération, Séville voit néanmoins se développer autour d'elle des cités dortoirs, peuplées de travailleurs qui se rendent dans la capitale pour travailler, mais résident à l'extérieur. Cette situation explique en partie les problèmes de transports importants observés depuis plusieurs années, et le développement de lignes de tramway (dont la première ligne est entrée en service le 28 octobre 2007) et de métro (dont la première ligne, prévue pour 2008, reliera l'est à l'ouest en passant sous le Guadalquivir).

Selon le dernier recensement complet mené par l'IAE, en 2001 , une part très nettement majoritaire de la population est employée dans le secteur tertiaire, stimulé notamment par l'activité touristique. 80,60 % de la population active travaille dans ce secteur. Le secteur secondaire représente encore 17,73 % des actifs ; le secteur de la construction monopolise 39,05 % des emplois du secondaire, soit 6,92 % du total de la population active sévillane. Quant aux emplois liés à l'agriculture et à la pêche, ils ne représentent plus que 1,68 % des actifs de la ville.

Administration

La façade néoclassique de la Mairie, sur la Plaza Nueva
La façade plateresque de la Mairie (détail), sur la Plaza de San Francisco
Organisation municipale 

La ville de Séville est administrée par un conseil municipal composé du maire et des conseillers municipaux, au nombre de trente-deux. La Mairie ( ayuntamiento ) est installée dans un bâtiment du XVI e  siècle , sur la Plaza Nueva et la Plaza San Francisco .

L'article 140 de la Constitution , la Loi 7/1985 du 2 avril 1985 portant sur les bases du régime local, ainsi que le Statut d'autonomie pour l'Andalousie définissent les attibutions des municipalités et du maire, qui détient le pouvoir exécutif local. Il a autorité sur l'ensemble des services administratifs et financiers de la ville, qu'il est chargé de diriger. La loi de 1985 lui donne notamment compétence en matière de gestion économique et financière, emploi public, police municipale,... Ces compétences sont précisées par l'article 92 du Statut d'autonomie andalou [ 8 ] .

Les articles 22 et 23 de la loi de 1985 précisent par ailleurs le fonctionnement des deux assemblées d'élus chargées de la gestion de la ville.

La principale d'entre elles est le conseil municipal ( Pleno ), composé de l'ensemble des conseillers municipaux ( concejales ) désignés à l'issue des élections municipales.Il est présidé par le Maire et dispose d'un grand nombre d'attributions. Il a en charge l'élection du premier magistrat, et son éventuelle destitution, le contrôle de l'action municipale, l'approbation des projets et règlements municipaux, du budget , etc. Les travaux du Conseil Municipal sont étudiés et préparés en commissions. Les sessions ordinaires ont lieu le troisième jeudi de chaque mois, à l'exception du mois d'août [ 9 ] .

Le conseil de gouvernement local ( Junta de Gobierno local ) constitue un organe plus resserré. Présidé par le maire, il se compose de conseillers municipaux désignés par ce dernier, à hauteur maximale d'un tiers du total des élus municipaux. Lors de ces réunions hebdomadaires, dont les délibérations sont tenues secrètes, les membres de ce conseil politique élaborent, discutent et approuvent les projets qui seront ensuite débattus en conseil municipal : projets de règlements, budget,... Ils statuent également sur l'offre d'emplois publics à la mairie [ 10 ] .

Districts 

La ville est par ailleurs divisée en onze districts, destinés à décliner au plus proche des citoyens la politique générale de la ville : Bellavista-La Palmera, Casco Antiguo, Cerro-Amate, Este, Los Remedios, Macarena, Macarena Norte, Nervión, San Pablo–Santa Justa, Sur et Triana. Chacun de ces districts est doté d'un conseil ( Junta municipal de distrito ), et pourvu de compétences assez larges sur le territoire de son ressort, exposées dans le règlement des conseils municipaux de district [ 11 ] .

Maire 

Le maire actuel de la ville est Alfredo Sánchez Monteseirín , du PSOE . Ce médecin, né en 1957 , a été élu en 1999 et réélu en 2003 (avec les voix du PSOE et du PA, Partido andalucista ) et en 2007 (avec les voix du PSOE, d' Izquierda Unida , de Los Verdes et de Convergencia Andaluza). Le Conseil Municipal actuel se compose de 15 élus du PSOE (dont le maire), 15 élus du PP , et 3 élus de IU-LV-CA.

  Liste des Maires de Séville depuis 1979  
Mandat Maire Répartition des sièges Observations
Nom Parti
1979 - 1983 Luis Uruñela Fernández PSA PCE : 6 - PSA : 8 - PSOE  : 8 - UCD : 9
1983 - 1987 Manuel del Valle Arévalo PSOE AP-PDL-PL : 10 - IU -CA : 2 - PSOE : 19
1987 - 1991 Manuel del Valle Arévalo PSOE AP : 8 - IU-CA : 3 - PA : 7 - PSOE : 13
1991 - 1995 Alejandro Rojas Marcos de la Viesca PA IU-CA : 2 - PA : 9 - PP  : 8 - PSOE : 12 Pacte PA-PP
1995 - 1999 Soledad Becerril Bustamante PP IU-LV-CA : 4 - PA : 9 - PP : 10 - PSOE : 10 Pacte PP-PA
1999 - 2003 Alfredo Sánchez Monteseirín PSOE IU-LV-CA : 2 - PA : 6 - PP : 13 - PSOE : 12 Pacte PSOE-PA
2003 - 2007 Alfredo Sánchez Monteseirín PSOE IU-LV-CA : 3 - PA : 4 - PP : 12 - PSOE : 14 Pacte PSOE-IU-LV-CA
2007 - 2011 Alfredo Sánchez Monteseirín PSOE IU-LV-CA : 3 - PP : 15 - PSOE : 15 Pacte PSOE-IU-LV-CA
Source : Ayuntamiento de Sevilla

AP : Alianza Popular (droite) ; CA : Convergencia andaluza (gauche régionaliste) ; IU : Izquierda Unida (gauche) ; LV : Los Verdes (gauche écologiste) ; PA : Partido andalucista (gauche régionaliste) ; PCE : Partido Comunista español (communiste) ; PDL : Partido Demócrata Liberal (centre-droit) ; PL : Partido Liberal (droite) ; PP : Partido Popular (droite) ; PSA : Partido Socialista de Andalucía (gauche régionaliste) ; PSOE : Partido Socialista Obrero Español (socialiste) ; UCD : Unión de Centro Democrático (centre-droit)


Transports

La capitale andalouse est connectée à un important réseau de communications, la reliant par voies routière, aérienne et ferroviaire à l'ensemble de l'Andalousie, de la péninsule ibérique et au reste de l'Europe. L' Expo '92 a joué un rôle primordial dans le développement des infrastructures de transports, le président du Gouvernement Felipe González , sévillan d'origine, ayant activement appuyé cette politique de désenclavement de la cité. Par ailleurs, la municipalité et le gouvernement andalou ont mis en place un réseau très dense de transports urbains par autobus . La première ligne de tramway a été inaugurée en octobre 2007 entre la Plaza Nueva et le Prado de San Sebastián. De plus, la première ligne de métro devrait voir le jour en 2008 .

Transport aérien

Séville dispose d'un aéroport situé à quelque 10 km du centre de la ville : l' Aéroport de Sevilla San Pablo . Totalement restructuré et agrandi à l'occasion de l' Expo '92 , le terminal est désormais relié aux principaux aéroports du pays (Barcelone, Madrid , Palma, Bilbao...) et d'Europe ( Paris , Londres…). Quoique placé dans l'ombre du grand aéroport international de Málaga, San Pablo a reçu, en 2005, 3 870 600 passagers, dont 22,30 % en provenance de l'étranger [ 12 ] .

Transport ferroviaire

La gare de Santa Justa

En prévision de l' Expo '92 , Séville s'est vu accorder la première ligne à grande vitesse espagnole (AVE) , reliant la ville à Madrid, via Cordoue. La très moderne Gare de Santa Justa a été bâtie afin d'accueillir les nouvelles rames de l'AVE, et fut inaugurée par le roi peu avant l'Exposition. La gare est desservie quotidiennement par une trentaine de trains à grande vitesse, qui ont transporté 1 423 498 passagers en 2006 [ 13 ] . Néanmoins, la configuration des lignes classiques espagnoles ne permet pas à l'heure actuelle de relier directement Séville à toutes les grandes villes espagnoles. Seules quelques agglomérations sont connectées à elle, telles Barcelone ou Valence.

En revanche, la Renfe et le gouvernement andalou ont développé un excellent réseau régional, unissant les plus importantes localités de la province et de la communauté. D'autre part, Séville bénéficie d'un service de Cercanías (réseau de banlieue) qui la connecte régulièrement avec les communes de son aire métropolitaine.

Transport routier

Séville jouit d'un raccordement optimal au réseau routier ( autovías , voies rapides) et autoroutier ( autopistas , autoroutes payantes) national, qui relie la capitale andalouse aux principales villes du pays. Vers les villes andalouses, la ville, ceinte de rocades ( SE-30 , SE-40 ,...) et de voies d'accès ( A-8002 ...), est desservie par l' AP-4 (Séville - Cadix ) et l'A-92 (Séville- Almería par Grenade ), mais également par l' A-47 et l' A-49 . Ces deux dernières infrastructures routières la relient au Portugal , par Rosal de la Frontera et par Huelva et Ayamonte , respectivement. Les liaisons avec le reste de l' Espagne sont assurées par l'autoroute A-66 ( Gijón - Salamanque - Mérida - Séville) et l' A-4 (Séville - Cordoue - Madrid ).

Le transport en autocar est bien plus utilisé en Espagne que dans d'autres pays d'Europe, comme la France [ 14 ] . Séville est dotée de deux gares routières ( Estación del Prado de San Sebastián , Estación de la Plaza de Armas ), d'où sont assurées des liaisons avec toute l'Andalousie, l'Espagne, le Portugal et l'Europe.

Transport urbain

Autobus

La municipalité, la diputación et la communauté autonome ont organisé un vaste réseau de transports urbains, géré par l'entreprise TUSSAM, qui assure le fonctionnement des dizaines de lignes d'autobus qui irriguent la ville et ses environs proches. Depuis peu, dans un souci de protection de l'environnement, certains bus roulant au gaz naturel ont été mis en circulation.

Métro
Icône de détail Article détaillé : Métro de Séville .

En 2003 , en coopération avec le Ministère des Transports, le Gouvernement andalou et la ville ont initié les travaux de construction de la première ligne de métro sévillane . Cette initiative répond aux besoins croissants de transport dans l'agglomération, prise dans les embouteillages quotidiens. Projetée dans les années 1970 , puis abandonnée peu de temps après pour des raisons techniques et financières, cette ligne devrait voir le jour en 2008 , puis être complétée par d'autres liaisons souterraines dans les années suivantes.

Tramway
Le tramway de Séville

Toujours dans le souci d'optimiser le système de transports, une ligne de tramway, baptisée Metrocentro a été construite sur 1.35 km à travers le centre de la ville (entre l'Avenida Carlos V et la Plaza Nueva). Elle a été inaugurée le 28   octobre   2007 . Censée désengorger le centre historique tout en interdisant la circulation sur l'Avenida de la Constitución, elle a motivé le déplacement de la principale plaque tournante du réseau de bus (auparavant à la Puerta de Jerez) au terminus du tram, au Prado de San Sebastian.

Vélo

C'est également par souci de désengorgement du centre que plusieurs dizaines de kilomètres de pistes cyclables ont été mis en place ces dernières années. En parallèle, la ville a installé en 2007 de nombreux points de location de vélos, dont le nombre ne cesse d'augmenter : à moyen terme, 2 500 bicyclettes seront disponibles sur 250 points de location à travers la ville [ 15 ] .

Économie

L'activité économique de Séville ne saurait être détachée du contexte géographique et urbain de la ville. La capitale de l' Andalousie est le centre d'une vaste agglomération, dont la croissance soutenue témoigne de l'attractivité de la ville et de ses alentours, qui bénéficient en retour de l'attraction qu'exerce le chef-lieu, en voyant s'installer de nombreux habitants mais aussi de vastes zones industrielles et commerciales.

Le climat et l'art de vivre sévillans sont des facteurs d'attractivité pour une ville dotée d'un excellent réseau de communications, et jouissant d'un emplacement géographique privilégié. Séville se situe ainsi à la tête des villes andalouses dans le domaine économique. [ 16 ]

Les infrastructures dont dispose la ville contribuent à la croissance d'une économie dominée par le secteur des services, mais dans laquelle l'industrie tient encore une place non négligeable.

Infrastructures

Séville, en arrière-plan la zone portuaire

Le développement économique de la cité et de son aire urbaine s'explique par la présence d'infrastructures fondamentales pour la circulation des biens et des personnes, mais également pour l'évolution des entreprises et de leurs activités. Leur création a accompagné la croissance de l'agglomération sévillane.

Outre le réseau de transports optimal la desservant (voir supra), Séville dispose du seul port fluvial de la péninsule ibérique, situé à 80 km de l'embouchure du Guadalquivir. Ce complexe portuaire offre un accès à l' Atlantique et à la Méditerranée , et permet des échanges de marchandises entre le sud de l'Espagne (Andalousie, Extrémadure ) et l' Europe , le Moyen-Orient et de l' Afrique du Nord . Le port a subi ces dernières années d'importants travaux de restructuration et d'agrandissement. Le tonnage annuel s'élevait à 5,3 millions de tonnes de marchandises en 2006 .

Icône de détail Article détaillé : Port de Séville .

Séville possède par ailleurs un Centre de transport de marchandises. Ce complexe, situé à l'est de la ville, est connecté aux réseaux ferroviaire et routiers, lesquels lui permettent un accès aux zones portuaire et aéroportuaire.

Séville s'étant tournée depuis une quinzaine d'années vers la promotion du tourisme d'affaires , elle s'est pourvue à cet effet d'un Palais des congrès. Celui-ci accueille divers foires et congrès, et s'est hissé au troisième rang espagnol en termes de fréquentation annuelle, laquelle s'élève à un million de visiteurs.

Enfin, décidées à renforcer la dimension technologique et industrielle de l'activité économique de la ville, les pouvoirs publics ont procédé à l'implantation de Zones industrielles et de technopôles. Séville et ses alentours abritent plusieurs zones industrielles d'importance. Dos Hermanas accueille la plus grande zone industrielle andalouse, tandis qu' Alcalá de Guadaíra possède la plus vaste surface industrielle de la communauté. À Séville ont par ailleurs été aménagées deux technopôles de haute qualité :

  • le Parque Científico Tecnológico Sevilla Tecnopolis , qui regroupe sur 900 000 m² des entreprises, centres de recherche et départements universitaires orientées vers le développement des nouvelles technologies. 9 000 personnes y travaillent. C'est le plus important technopôle de ce genre en Espagne, en termes de chiffre d'affaires.
  • le Parque Tecnológico y Aeronáutico Aerópolis , établi sur 580 000 m² et orienté vers l'industrie aéronautique

Caractéristiques par secteur

La ville de Séville et son agglomération ont, de par leur situation au cœur de la plaine du Guadalquivir, maintenu une activité agricole dynamique, l'industrie agroalimentaire y est florissante. Néanmoins, la région s'est depuis longtemps tournée vers l'avenir, en investissant massivement dans les activités industrielles, favorisées par les infrastructures existantes, et, de plus en plus, vers les services et les nouvelles technologies . Séville concentrait, en 2004, 31 % des grandes entreprises andalouses et 128 des 6 000 plus grandes entreprises nationales [ 17 ] . L'agglomération comptait en 2005 une population active de 471 947 personnes, dont 329 471 (69,81 %) pour la ville centre.

  • Le secteur agricole ne représente plus guère que 1,3 % des actifs de la ville. Les cultures céréalières, maraîchères, oléicoles et d'agrumes constituent la principale activité agricole dans cette zone de l'Andalousie.
  • Le secteur secondaire contribue à hauteur de 28 % au P.I.B. de l'agglomération. Il employait, en 2005, 15,2 % des actifs de la commune de Séville. Il est bien implanté dans l'agglomération, stimulé par les nombreuses zones industrielles, la présence d'infrastructures logistiques adéquates et la proximité des complexes des baies de Cadix et d' Algésiras , et de Huelva . Les activités dominantes sont :
    • l' industrie lourde  :
      • énergie : les entreprises Endesa et sa filiale Sevillana de Electricidad, spécialisées dans la génération et le transport d'électricité, mais aussi les énergies renouvelables et les télécommunications ; Repsol ( hydrocarbures ) ; Gas Natural (distribution de gaz ) ; …
      • chimie  : 300 entreprises (dont Brenntag) sont présentes dans le secteur, générant environs 3 000 emplois dans l'agglomération
      • métallurgie : conception de produits finis par un millier d'entreprises employant environ 7 000 personnes
    • secteur de la construction  : ce secteur très dynamique en Espagne emploie 7,8 % de la population active sévillane, et représente 11 % du PIB local. 5 000 entrepreneurs sont présents dans le secteur.
    • Industrie agroalimentaire  : bénéficiant des productions agricoles de la vallée du Guadalquivir, l'agglomération sévillane possède un secteur agroalimentaire extrêmement actif et performant au niveau national. Les quelque 1 000 entreprises de la branche sont essentiellement spécialisées dans la transformation et la distribution de :
    • Industrie liée aux transports : Séville se distingue en ce domaine
  • Le secteur des services emploie 83,5 % de la population active de Séville. Il représente actuellement une part significative du P.I.B. local et s'articule autour des grandes branches suivantes :
    • Tourisme  : Il s'agit d'un secteur essentiel dans l'économie de la ville, qui a reçu, en 2006, 2 677 017 touristes [ 18 ] . Les atouts de Séville sont son patrimoine historique et sa dimension de ville de culture, la présence d'un parc d'attractions (Isla Mágica), ses fêtes de printemps (Semana Santa, Feria de Abril) et son tourisme d'affaires.
    • Commerce  : Séville est la première ville d'Espagne en termes de surface commerciale par habitant. 25 000 commerces, de toutes tailles, sont répertoriés dans l'agglomération. La ville exerce un attrait considérable sur les régions alentours, et son potentiel de clientèle est estimé à 2 000 000 de consommateurs. Aux commerces de proximité traditionnels, encore très implantés dans toute l'agglomération, s'ajoute une panoplie de grands centres commerciaux, où se sont implantées en nombre les enseignes les plus représentatives de la grande distribution . La ville héberge également un certain nombre de plates-formes logistiques de la grande distribution d'où sont traitées les marchandises à destination des magasins d'Andalousie, d' Extrémadure , des Canaries et du sud du Portugal .
    • Service aux entreprises : avec le soutien des pouvoirs publics, la ville a développé ce secteur d'activités, qui représentait, en 2003, 12 % du P.I.B. local. Plus de 1 000 entreprises locales sont spécialisées dans les ressources humaines , l'assistance juridique, le conseil, les systèmes d'informations et autres formes de services.
    • Services financiers  : ils représentent 6 % du P.I.B. (2003) et font de Séville le principal centre financier du sud de pays, avec plus de 1 000 succursales. Tous les établissements nationaux y ont établi au moins une agence, et de nombreuses banques internationales s'y sont installées.

Recherche et développement

À travers ses technopôles et son tissu d'entreprises innovantes, la capitale andalouse s'est hissée parmi les toutes premières villes espagnoles en termes de recherche et développement . À cela s'ajoute l'activité scientifique et technologique des trois universités de la ville, dont certains laboratoires et centres de recherche travaillent en étroite liaison avec le milieu socio-économique local. Ainsi, le Parque Científico Tecnológico Sevilla Tecnopolis regroupe des acteurs privés et publics dans divers domaines de recherche.

Les principaux axes de recherche et d'innovation s'articulent autour des télécommunications , des nouvelles technologies, des biotechnologies (en relation avec les spécificités agricoles locales), de l' environnement ou encore des énergies renouvelables .

Enseignement supérieur

Deux universités publiques sont implantées à Séville. Ces deux établissements regroupent environ 80 000 étudiant répartis sur les différents campus dont disposent les facultés [ 19 ] .

Façade de la Universidad de Sevilla

L' Université de Séville ( Universidad de Sevilla ) - communément appelée la Hispalense , est l'université la plus ancienne de la ville. Elle fut fondée en 1505 par une bulle du pape Jules II . Elle accueille environ 70 000 étudiants dans ses nombreuses facultés, écoles et instituts, couvrant la plupart des champs disciplinaires, depuis les lettres aux sciences de la santé en passant par les technologies ou les arts. Le siège de l'Université est sis dans l'ancienne Fabrique Royale de Tabac , un immense édifice du XVIII e  siècle , qui accueille également les facultés de lettres , de sciences humaines et de droit . Les autres structures sont établies dans les diverses installations de l'établissement, aux quatre coins de la ville [ 20 ] .

L' Université Pablo de Olavide est une petite université publique fondée en 1997 . Construite à l'écart du centre, elle accueille environ 8 600 étudiants, notamment dans les domaines des sciences juridiques, économiques et sociales, des humanités et des sciences du vivant. Elle entretient par ailleurs des liens très étroits avec l'Amérique latine [ 21 ] .

Par ailleurs, le gouvernement andalou a fondé en 1994 la Universidad Internacional de Andalucía , qui possède quatre sites répartis sur le territoire de la communauté, dont un à Séville. Cet établissement propose des formations absentes des enseignements dispensés par les universités de la région [ 22 ] .

La Fundación San Pablo Andalucía , rattachée à la Asociación Católica Nacional de Propagandistas , basée à Madrid, a fondé en 2002 deux centres d'études supérieures. Elle dispose d'un campus à Bormujos , dans l'agglomération sévillane, à Cordoue et Jerez de la Frontera [ 23 ]