Liste des principales associations antiracistes implantées en France :
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Principales associations antiracistes
- Ligue des Droits de l'Homme : association créée en 1898.
- Ligue Internationale contre le Racisme et l'Antisémitisme (LICRA) : fondée en 1927 .
- Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples (MRAP) : fondé en 1949 , le MRAP soutient les luttes pour la décolonisation. Il est proche du PCF [ 1 ] et lutte pour la régularisation des étrangers en situation irrégulière .
Autres associations se revendiquant comme telles
- Mouvement de l'Immigration et des Banlieues (MIB) : fondé en 1995 à la suite des émeutes des banlieues. Le MIB dénonce aussi bien la politique des gouvernements de droite que celle menée par le Parti socialiste lorsqu'il était au pouvoir.
- Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne
Bien qu'elle se définisse comme luttant contre le racisme, cette association est l'émanation d'un courant d'extrême-droite en réaction même à l'action des mouvements antiracistes. Elle a été fondée autour de Bernard Anthony alias Romain Marie qui représente les Comités chrétiens-solidarités au sein Front national, c'est à dire, la mouvance catholique intégriste hostile à Vatican II (1962-1965). Le postulat de l'Agrif est un leitmotiv de l'extrême-droite qui franchit assez facilement des frontières politiques poreuses au nom d'un prétendu bon sens populaire. L'idée est que les antiracistes en voudraient à la France et ne défendraient que des étrangers contre des Français. On retrouve ici le vieux thème de l'Anti-France présent dans les écrits antisémites de Dumont ( La France juive , 1886) comme dans les discours de l'Action française de Maurras (1908), dans celui des ligues des années trente et dans la propagande de Vichy. Aujourd'hui, ce discours sur l'antiracisme assimilé à l'AntiFrance part du prétendu constat que les associations antiracistes défendraient uniquement des non-blancs, Français ou pas, contre des Blancs. Or, si dans les cas présentés dans les médias antiracistes, les victimes sont en général des non-blancs et les responsables sont souvent blancs, ce n'est pas par choix des associations mais parce qu'en France, le "référent racial" (qui n'a pas besoin des races pour exister) est la couleur blanche. Ainsi, on imagine mal qu'une discrimination dans la promotion au sein d'une entreprise favorise les non-blancs au détriments des blancs. Il n'y a cependant pas d'exclusive. Certaines victimes de discriminations, en général des agressions physiques ou verbales, le sont pour leur judéité, réelle ou supposée. Souvent, les auteurs de discriminations aux loisirs peuvent aussi être des portiers noirs ou d'origine maghrébine. Lampistes obéissant aux ordres, les portiers sont souvent condamnés de façon moins sévère que les donneurs d'ordre, qui ne sauraient être que complices aux yeux de la loi, laquelle ne peut employer raisonner que sur des faits précis. En aucun cas, le fait d'être de la même origine ou couleur que la victime ne permet de dédouaner un auteur de discrimination. Si le refus est bien fondé sur l'origine, le sexe, la religion réelle ou supposée, il y a discrimination.
Articles connexes
Références
- ↑ Le président du MRAP, Mouloud Aounit, a été élu conseiller régional d'Île-de-France sur une liste du Parti communiste français








