Le monarchisme est une doctrine politique qui prône la monarchie , c'est-à -dire une forme de gouvernement dans laquelle l'État a à sa tête un monarque , le plus souvent héréditaire, mais pouvant également être élu (voir l'exemple du Saint Empire Romain Germanique ).
Plusieurs variantes de la monarchie sont concevables, et leur expression se retrouve dans les idées monarchistes :
- La monarchie de droit divin , système dans lequel le roi reçoit son pouvoir de Dieu, est considéré comme son lieutenant temporel, et doit protéger l' Église catholique . Ce système repose sur plusieurs grands thèmes fondateurs comme le baptême et le sacre de Clovis , la mission de Jeanne d'Arc , la « mission divine de la France », etc.
- La monarchie absolue , système dans lequel le gouvernement repose tout entier sur la personne du roi ou de la reine et dans lequel le parlement est soit absent, soit réduit à des pouvoirs consultatifs. Ce type de régime assurerait selon ses tenants une stabilité liée à la succession du pouvoir au fils (ou à la fille) aîné(e), ainsi qu'une assurance d'avoir à la tête de l'État un homme élevé pour cela et ne cherchant pas à s'y maintenir par tous les moyens.
- La monarchie constitutionnelle , système dans lequel les prérogatives du roi sont limitées par une constitution.
- La monarchie parlementaire , système dans lequel le roi indépendant des partis, exerce une autorité morale, magistrature suprême d'influence et d'arbitrage dans la vie politique, le gouvernement, étant seul responsable devant le parlement.
La monarchie parlementaire, dès lors qu'elle est dotée d'une constitution, est par définition une monarchie constitutionnelle, comme c'est le cas en Espagne , en Belgique , aux Pays-Bas , au Danemark , en Norvège , en Suède , au Luxembourg , au Liechtenstein , à Monaco , au Cambodge , Maroc etc ; ou comme ce fut le cas en France de 1814 à 1848 sous la première et la seconde Restauration et la Monarchie de Juillet. Toutefois, il existe des cas où la monarchie parlementaire n'est pas constitutionnelle, comme au Royaume-Uni , dépourvu de constitution écrite mais disposant de lois fondamentales du royaume et de droits coutumiers.
De même l'on peut débattre sur les modalités d'accès à la fonction royale : la monarchie peut ainsi être héréditaire ou élective.
Il existe aujourd'hui en France un parti royaliste déclaré comme tel en préfecture : l' Alliance royale (tendance constitutionnelle ou parlementaire) qui a présenté des listes aux européennes en 2004 . Plusieurs mouvements d'obédiences diverses se présentent comme des structures associatives à vocation doctrinale ou culturelle.
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Voir aussi
Travaux universitaires
- 2005 - Absolut de la Gastine Eléonore, Le Retour des émigrés royalistes à Paris au début de la Restauration , mémoire de maîtrise, sous la direction de J.-O. Boudon, Université Paris IV-Sorbonne .
- 2003 - Tartaud-Gineste Cédric, Les Protestants royalistes en France au XX e siècle , sous la direction de Jean-Pierre Chaline , Université Paris IV-Sorbonne.
- 2001 - Lamorre-Cargill Vanessa, L'Étudiant français et la jeunesse royaliste au Quartier Latin (1934-1939) , sous la direction de R. Sanson et Ch. Charle, Université Paris 1 .
- 1999 - Goutaland Cyril, "La République lyonnaise", journal royaliste, 1927-1932 , 281 p. Lyon 2.
- 1969 - Clenet Louis-Marie, La Droite en Vendée de 1900 à 1940 : du royalisme au nationalisme , Maîtrise de Sciences politiques, Université de Bordeaux .
Articles connexes
- Action française
- Alliance royale
- Légitimisme
- Monarchisme en France
- Monarchie
- Mouvements politiques
- Nouvelle Action royaliste
- Orléanisme
- Prétendants au trône de France depuis 1830
- Républicanisme
Liens externes
- CMI (Site officiel de la Conférence Monarchiste Internationale)
- Monarchiste.com (Portail monarchiste indépendant)
- viveleroy.fr (site d'études et de recherches royalistes )








