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Opérations de la marche verte présentées sur une carte.
Billet de banque de 100 dirhams à l'effigie du roi Hassan II et commémorant la Marche verte.

La Marche verte (en arabe  : المسيرة الخضراء ? ) est une grande marche pacifique partie du Maroc le vers le Sahara espagnol (actuel Sahara occidental , disputé avec le Front Polisario ), lancée par le roi marocain Hassan II dans le but de le récupérer, le considérant historiquement lié au Maroc et comme faisant partie du Sahara marocain .

La Marche a fait suite à l'avis consultatif de la Cour internationale de justice rendu sur demande de Hassan II, cet avis reconnaissant des liens d'allégeances partiels mais niant tout lien de souveraineté et reconnaissant le droit à l' auto-détermination [ 1 ] , [ 2 ]

Cette prise de possession du territoire n'est pas reconnue par l'ONU et le Sahara occidental est juridiquement un territoire non autonome (considéré pas encore décolonisé) sans autorité administrante.

Les Forces armées royales marocaines , peu avant, étaient intervenues dans l'Est du territoire pour occuper plusieurs points stratégiques et, le moment venu, ont été présentes autour de volontaires marocains.

Le 6 novembre est devenu le jour d'une fête nationale au Maroc.

Contexte

Depuis son indépendance en 1956, le Maroc revendique le territoire du Sahara occidental . En août 1974, l' Espagne , qui souhaite se retirer, annonce l'organisation d'un référendum d'autodétermination pour 1975. Le Maroc s'oppose à tout référendum qui pourrait conduire à l'indépendance du territoire et demande à la Cour internationale de justice de statuer sur sa revendication. Le lendemain, la Cour internationale de Justice rend son avis : elle reconnaît que le territoire du Sahara occidental n'était pas terra nullius avant la colonisation par l'Espagne et qu'il avait des liens juridiques d'allégeance avec le Maroc et l'ensemble mauritanien. Cependant, elle ne constate aucun lien de souveraineté territoriale. Elle conclut que ces liens ne sont pas de nature à entraver « l'application du principe d'autodétermination grâce à l'expression libre et authentique de la volonté des populations du territoire » [ 1 ] .

La Marche verte est un « coup de poker » de Hassan II pour rétablir ou établir — selon les points de vue  — la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, dans un contexte de plus en plus défavorable [réf. nécessaire] . Dans les heures qui suivent la publication de l'avis de la CIJ, il annonce aux Marocains que celle-ci a conclu en faveur du Maroc, et qu'il est temps de prendre possession du territoire en y marchant pacifiquement. En montrant à l'Espagne que son pays est déterminé à reprendre les « territoires du Sud », il veut contraindre celle-ci à choisir entre des négociations directes de cession ou une confrontation avec des civils sans armes, ce qui déclencherait une guerre pour un territoire dont elle ne veut plus. En occupant physiquement le terrain, il cherche également à contrer le Front Polisario sur place et à dissuader l' Algérie d'intervenir.

Selon Jacob Mundy, dans Le Monde diplomatique , quelques jours avant la Marche, le , un détachement des Forces armées marocaines (FAR) commandé par Ahmed Dlimi s'infiltre dans l'extrême Nord-Est du territoire, afin de déjouer une contre-offensive possible de l' Algérie [ 3 ] . Il occupe les localités de Farsia , Haousa et Jdiriya   (en) . D'après l' hebdomadaire marocain Telquel , les FAR étaient bel et bien présentes dès le 31 octobre 1975 pour sécuriser et occuper « plusieurs points stratégiques » , et les FAR ont été aussi là « pour mater les guérilleros du tout jeune Front Polisario  » [ 4 ] .

Déroulement de la Marche verte

Hassan II sollicite le départ de 350 000 volontaires civils marocains en direction du Sahara occidental , duquel l' Espagne ne s'était pas encore retirée.

Les volontaires, désarmés et portant chacun un Coran et un drapeau national , entourés par 20 000 soldats des Forces armées royales [ 5 ] , pénètrent dans le Sahara occidental à Tah le 6 novembre . Trois jours après, Hassan II les appelle à revenir, « ses objectifs politiques et symboliques [étant] atteints » [ 5 ] .

Conséquences

Devant le fait accompli, l'Espagne négocie alors avec le Maroc et la Mauritanie , et les trois pays signent les accords de Madrid prévoyant le transfert de la souveraineté des deux tiers septentrionaux du territoire ( Seguia el-Hamra ) au Maroc et le tiers sud restant ( Oued Ed-Dahab-Lagouira ) à la Mauritanie.

Pour commémorer cet événement, le 6 novembre est devenu le jour d'une fête nationale au Maroc. Cette date se retrouve également dans un odonyme , notamment à Casablanca  : «  Avenue du 6 Novembre 1975 [ 6 ]  ».

Pour célébrer le 40 e  anniversaire de la marche verte, d'anciennes gloires du football mondial se sont retrouvées pour un match de gala au stade Sheikh Mohamed Laghdaf , à l'instar de Diego Maradona , Abedi Pelé , George Weah [ 7 ] .

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

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Texte soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Marche verte de Wikipédia (Historique).

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Citation du jour

Une légion de fous ne saurait venir à bout du sage..

Karl Heiss (Lomé)

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