| Malinkés | ||||||
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| Malinké | ||||||
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| Islam | ||||||
| Groupe(s) ethnique(s) relié(s) | ||||||
| Bambaras | ||||||
Les Malinkés sont un peuple d' Afrique de l'Ouest présent principalement au Mali et en Guinée et de façon minoritaire au Sénégal (environ 4 %) dans la région proche de la frontière malienne, au Burkina Faso , en Côte d'Ivoire (Nord-Ouest autour d'Odienné) et en Guinée-Bissau .Les malinkés sont presents en petit groupe aux nord de la sierra léone, et du libéria, leur limite a l'est, et le Niger. On estime leur nombre à environ 4 millions
Sommaire |
Histoire
Ils sont originaires du pays mandingue , le mandé, d'ou sont originaires tout les groupes mandingues. Les malinkés sont a l'origine de la formation des ethnies bambara, jalonkés , Soussous , Diakhankés , Dyula , ils représentent le pure type mandingues. Ils ont également influencer, la culture Sonrhais , Dogon , Sénoufo , Mossi , et Bwa . Les Malinkés sont très proches culturellement des Bambaras , leur langue est presque identique, les malinkés et les bambara, partage la même origine, leur sociétés est identiques. Malgres la forte parentés en ces deux ethnies les malinkés et les bambara, ont parfois entretenu des rapports belliqueux. A partir de la fin du XIIe siècle , les malinkés commençent a établir leur domination, nottament avec le personnage de Soumaoro Kanté, qui batir avec son armée, le grand royaume du Sosso, sur les ruines de L'empire du Ghana, fonder par leur cousins Soninkés .Les Malinkés étaient l'ethnie dominante de l' Empire du Mali . Le fondateur de l'empire mandingue, Soundiata keita, était un malinké. C'est a la bataille de kirina vers 1235, que celui-ci, renversa Soumaoro Kanté, pour fonder cette empire. Des lors Soudiata inaugura la Charte du Manden ou du kouroukanfouga, l'une des premieres déclaration universelle des droits de l'homme, qui comportaient des lois anti-esclavagistes, sur l'éducation, l'écologie, le respect de chaque vie ect..., cette charte était transmis uniquement par voie orales, par les griots Dyeli . Les malinkés sont aussi a l'origine de la création du Royaume du kaabu aux sud du sénégal au XIIIe siècle , des Etats du Niani et wouli , le bambouk , des etats qui perdureront jusqu'a la fin du XIXe siècle , ou ils seront conquis par les colons européens . Entre le XIIIe siècle , et le XIVe siècle , ont pouvaient constater une véritables hégémonie Mandingue en afrique de l'ouest.
Religion
Aujourd'hui, Les Malinkés sont essentiellement musulmans . Quelques autres sont chrétiens ou animistes. Dans le passé, seule la noblesse malinkés était islamisée, ils n'ont jamais pratiqué le prosélytisme religieux au sein de leur communautés. Contrairement aux peulhs , ils n'ont jamais imposé l'islam, dans leurs États. La plus grande partie des Malinkés étaient animistes, ils vivaient du culte des ancêtres, et étaient divisés en sociétés secrètes, de chasseur, de danseur, religieuse et purement ésotériques. C'était en fonction des classe d'ages que l'on étaient initier, aux différentes sociétés. Les malinkés musulmans ont donner naissances a une communautés mandingues, les diarankés, un groupe de marabout mandingues voyageur.
Organisation Social
L'organisation sociale repose sur la famille élargie, patrilinéaire. La polygamie est une pratique courante. La société est hiérarchisée en trois niveaux : la noblesse, issue de la famille des Keïta, empereur du Mali , ils portent le nom de tontigui, certains sont des hommes libres vivant de l'agriculture, les gens de castes (forgerons, griots ou dyeli), les gens de castes portent le nom de niamakhala ; et auparavant les captifs, ils portent le nom de dyon, c'est au debuts du xx eme siecles qu'ils ont étaient afranchis.
Dans les villages malinkés, il existe des sociétés secrètes. Les chasseurs, qui portent un boubou auquel sont fixés différents grigris ( cauris , morceau de miroir, griffes et dents de fauves) se regroupent dans les confréries des chasseurs.
Langue
Les Malinkés parlent la langue malinké . Le nom malinké, veut dire venant du mali, l'homme du mandé, le pays mandingue.
Activités économiques
Ce sont avant tout des paysans. Les malinkés sont de grands agriculteurs, ils confient leur troupeau aux peuls. Les artisants malinkés castés, cultive aussi la terre, les forgerons et les bijoutiers sont les numu leur femme sont potieres, les tisserands sont d'origine ethnique etrangeres, ce sont des hommes de castes peulhs, les maboulé, les femmes maboulé, sont teinturières. Les koulé travaille le bois, les garanké travaille le cuir. Les malinkés pratiquent l'artisanat en fonction des saisons.
Culture
La littérature orale, à travers les contes, est très développée. Il ne faut pas confondre avec les mythes, transmis par les griots dont le plus connu est l'épopée de Soundiata Keïta , le fondateur de l' Empire du Mali . Les griots ont un rôle important. Attachés à une famille ou de nos jours indépendants, les griots ont comme mission de conserver la mémoire du clan et de la retransmettre au cours des cérémonies. Ils servent aussi d'intermédiaires pour les mariages.
Traditionnellement,Les hommes malinkés, s'habillent en boubou, le baraké doloki, de couleur blanche ou jaune, les couvres chefs sont nombreux, il y'a le chapeau conique le gaban, et le bama dah un bonnet ouvert sur les cotes. Certains hommes se rase la tete, d'autres se font tresser les cheveux, comme portent bohneur, ils se font percer l'oreille gauche, et y mettent un petit anneau en or. Les femmes, portent le boubou, et le pagne. Leur coiffures sont tres complexes, et ressemblent a celles des femmes peulhs, elle mettent a leur cheveux, des cauris, ou des pieces d'argents. Les bracelets sont en cuivre, elle les portent aux poignets et autours des bras, autours des reins se trouvent plusieurs rangées de collier de perles, ainsi qu'au cou.
Patronymes
Les patronymes malinkés les plus courants: Keita, Traoré, Sakho, Cissoko, Dansokho, Fofana, savane, Fadiga, Fakoly, doumbouya, Doumbia, bagayogo, Kanté.
Voir aussi
Articles connexes
Bibliographie
- (fr) Jean-Claude Arnaud, Dabadougou Mafelini : village Malinké , Université d'Abidjan, s.d.
- (fr) Sory Camara, Gens de la parole : Essai sur la condition et le rôle des griots dans la société malinké , Paris, Karthala, 1992, 375 p. ( ISBN 2865373541 )
- (fr) Youssouf Tata Cissé, , « Notes sur les sociétés de chasseurs Malinké », in Journal de la Société des Africanistes , tome XXXIV, fascicule II, 1964, p. 175-226.
- (fr) Youssouf Tata Cissé, La confrérie des chasseurs Malinké et Bambara. Mythes, rites et récits initiatiques , Paris, Nouvelles du Sud, Arsan, 1994, 390 p.
- (fr) Gabriel Cuello, Les Malinké du Konkodugu , L'Harmattan, 2005
- (fr) Tamba Doumbia, Groupes d'âge et éducation chez les Malinké du sud du Mali , L'Harmattan, 2001, 256 p. ( ISBN 2-7475-0873-0 )
- (fr) Étienne Gérard, L'école déclassée : une étude anthropo-sociologique de la scolarisation au Mali : cas des sociétés malinkés , Montpellier, Université Paul Valéry, 1992, 725 p. (thèse)
- (fr) Henri-Célestin Girard, Notes anthropométriques sur quelques Soudanais occidentaux : Malinkés, Bambaras, Foulahs, Soninkés, etc. , s.d.
- (fr) Sébastien Larrue, « L'homme et l'arbre chez les Malinké du Sénégal oriental », Géographie et cultures , 2005, n° 56, p. 23-38
- (fr) Gérard Meyer, Proverbes malinké : à l'ombre des grands fromagers , Paris, Conseil international de la langue française, Edicef, 1985, 172 p.
- (fr) Gérard Meyer, Contes du pays malinké : Gambie, Guinée, Mali , Paris, Karthala, 2000 (réédition), 238 p. ( ISBN 2845860927 )
- (fr) Paul Marie Molin, Recueil de proverbes bambaras et malinkés , Impr. Saint-Paul, 1960 ?
- (fr) Fily-Dabo Sissoko, Sagesse noire : (sentences et proverbes malinkés) , Éditions de la Tour du guet, 1955
Liens externes
- (en) Chronology for Malinke in Guinea (fiche du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés , 2004)








