La lutte des classes est une théorie qui explique les enjeux et les tensions dans une société divisée en classes sociales , chacune luttant pour sa situation sociale et économique. Ce concept, qui est apparu au XIX e siècle chez l'historien François Guizot [ 1 ] , auquel Karl Marx reconnaissait l'avoir emprunté. Avec Frédéric Engels, il en fait le moteur des transformations des sociétés. Selon eux, la classe dominante est à leur époque la bourgeoisie (ou classe capitaliste ), tandis que la classe dominée est appelée prolétariat .
Cette théorie, qui a été très en faveur dans les syndicats ouvriers au XIX e siècle , a eu une influence positive sur l'amélioration des conditions de vie de la population ouvrière. Adoptée par des partis révolutionnaires au XX e siècle , elle a aussi tragiquement bouleversé le destin des pays qui ont adopté un régime socialiste.
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Les classes
La modèle de société organisée en classes concurrentes, donc comparables, s'oppose à celles de société polysegmentaire ou de société de castes dans lesquelles des groupes différenciés occupent des fonctions séparées et prédéfinies, comme par exemple les activités militaires et religieuses. Des sociétés de classes apparaissent sous l'Antiquité, par exemple à Rome, et dans les sociétés urbaines modernes avec l'émergence de la Bourgeoisie.
On trouve les notions de classes et de lutte des classes employée dans des contextes historiques très variés:
- lutte entre les esclaves et les maîtres dans les sociétés esclavagistes ou métèques et esclaves des sociétés antiques,
- lutte entre plèbe et propriétaires terriens, illustrée par les Gracques
- lutte entre le Tiers état et la noblesse à la veille de la Révolution française ,
- lutte entre les salariés et leurs employeurs dans la société capitaliste moderne,
- lutte entre hommes et femmes dans les sociétés patriarcales, où l'exploitation domestique est le nerf de la hiérarchie sociale [ 2 ] ,
- castes en Inde ,
- séparation entre colons et indigènes dans les colonies ,
- dichotomie marquée entre pays du Nord et pays du Sud ,
- ségrégations raciales et/ou socio-culturelles dans les métropoles,
- lettrés-fonctionnaires dans la Chine ancienne, mais aussi lettrés contre l'Empereur si besoin selon les recommandations de Lao-Tseu , etc.
Cependant la notion de classe est essentiellement économique , et l'appartenance à une classe n'est pas toujours facile à déterminer par des critères légaux objectifs. L'homogénéité d'une classe est assurée par un fonctionnement de la société où les réseaux sont indispensables et où les inégalités sont durables (on naît dans une famille riche ou pauvre), ainsi que par des mécanisme sociaux subtils, conscients ou inconscients (critique de l' idéologie ), et non par des contraintes légales explicites, comme l'étaient les états de l' Ancien Régime .
La lutte des classe n'a pas toujours lieu entre la classe dominante et la classe dominée, mais peut avoir lieu entre deux classes dominantes pour asseoir leur suprématie sur les classes dominées. C'est pourquoi Marx qualifie la Révolution française de révolution bourgeoise, considérant que c'est le moment historique où la bourgeoisie a évincé la noblesse et le clergé pour asseoir son oppression sur les classes populaires. Cette analyse, qui déligitimise la bourgeoisie parvenue au pouvoir à la faveur de ce coup de force, a été remplacée par la version la plus courante aujourd'hui, celle d'une révolution démocratique faite par le peuple pour le peuple.
Si la lutte n'a pas non plus lieu entre seulement deux classe, et Marx distingue entre quatre et sept classes selon ses ouvrages [ 3 ] , elles peuvent toujours être distribuées en deux groupes, l'un formant la classe dominante, l'autre les classes dominées que les mouvements syndicalistes et révolutionnaires essaieront de rassembler autour d'une conscience commune de leurs intérêts.
Perspective libérale
La théorie libérale de la lutte des classes date principalement des auteurs français du XIX e siècle inspirés par Jean-Baptiste Say ou Antoine-Louis Destutt de Tracy . Cependant elle reprend des thèmes que l'on retrouve dans des mouvements plus anciens comme celui de combat pour l'égalité des levellers anglais au XVII e siècle ou dans celui d'exploitation des écrits de Turgot et de Jeremy Bentham qui se sont intéressés à la « recherche de rente ».
Dans la lignée de ces travaux, Charles Comte , Charles Dunoyer ou François Guizot montrèrent que l'État était le siège de la recherche de rentes financées par l'impôt. Par conséquent ils distinguent deux grandes classes dans la société industrielle : les producteurs de richesses qui acquittent l'impôt ( tiers état ) et les consommateurs d'impôts (la noblesse) [ 4 ] . Leurs intérêts de classe sont clairement antagonistes, puisque les premiers désirent être moins taxés alors que les seconds sont en faveur d'une augmentation de l'imposition [ 5 ] .
Perspective marxiste
Le marxisme a développé une théorie complexe à propos de la lutte des classes et de son évolution historique, à laquelle le Manifeste du Parti communiste fournit une introduction. Cette théorie a connu un engouement majeur pendant le XX e siècle et a influencé le destin d'un grand nombre de pays.
S'inspirant de nombreux auteurs philosophes, économistes ou historiens, Marx et Engels mettent en relation différents concepts afin de comprendre au mieux la société et ses structures. Le concept de lutte des classes des libéraux, associé à une critique de certains aspects de la pensée de Hegel ainsi qu'à une conception matérialiste de l'histoire constituent des éléments contribuant à expliquer les mouvements historiques . Le marxisme envisage que la classe exploitée (le prolétariat ) s'émancipera en renversant la domination de la classe exploiteuse (la bourgeoisie ) pour atteindre l' égalité (la société sans classe ).
Selon la perspective marxiste, l'histoire de la société jusqu'à nos jours reflète la division de la société en classes sociales (« homme libre et esclave, patricien et plébéien, baron et serf, maître de jurande et compagnon, en un mot oppresseurs et opprimés ») qui s'opposent dans une lutte ininterrompue, tantôt déclarée, tantôt larvée, pacifique ou non. La société capitaliste moderne, en renversant les divisions en ordres de la société féodale n'a pas aboli les antagonismes de classe, mais les a remplacés par des nouveaux. Elle les a également simplifiés, et de nos jours, la « société se divise de plus en deux vastes camps ennemis, en deux grandes classes diamétralement opposées : la bourgeoisie et le prolétariat ».
Marx distingue toujours au moins deux classes fondamentales :
- les capitalistes ou bourgeois, classe dominante qui possède le capital et dispose ainsi des moyens de faire travailler autrui à son profit en pesant sur le cours d'achat de la force de travail ;
- le prolétariat , regroupant les personnes qui n'ont pas de capital et sont contraintes de vendre leur force de travail pour subsister. Il s'agit de la classe salariée.
Outre qu'il distingue parfois des sous-classes (opposant par exemple la bourgeoisie industrielle et financière...) à ces deux classes fondamentales s'ajoute une classe intermédiaire, comme flottante au niveau de ses intentions d'émancipation :
- la petite bourgeoisie , regroupant les personnes qui possèdent leurs propres moyens de subsistance (petits commerçants, professions libérales, etc.), ce qui leur confère une autonomie précaire par rapport aux capitalistes. Ils n'ont pas besoin de se salarier mais ne sont pas eux-mêmes patrons, et doivent travailler pour vivre.
Toutefois, selon lui, seule la bourgeoisie et le prolétariat peuvent avoir une politique réellement indépendante, les diverses couches de la petite bourgeoisie étant soit attirée par le prolétariat, au point d'y confondre parfois ses intérêts, soit au contraire respectant et enviant les grands capitalistes, confondant ainsi sa vision politique avec celle du grand patronat.
Cette lutte embrasserait tous les domaines de la vie sociale, économique, politique et idéologique et serait un moteur à l'évolution sociale, et donc de l'histoire. Le capitalisme exercerait une pression pour diminuer la part de la production destinée aux prolétaires , conduisant à accroître l'exploitation des travailleurs et leur paupérisation, et augmentant le capital, masse de richesses qui sont consommées dans la lutte (ou concurrence ) qui oppose les capitalistes entre eux. Le mouvement ouvrier (notamment la lutte syndicale ), force opposée, tend à augmenter la part des richesses recueillies par la classe laborieuse [ 6 ] , tout en établissant leurs revendications dans le strict cadre du salaire [ 7 ] . Les acquis sociaux représentent la part que le capital alloue au prolétariat pour préserver la stabilité de la paix de la société (qui lui est toujours favorable), souvent après des bouleversements majeurs tels que la grève générale spontanée de 1936. La petite bourgeoisie serait, de son côté, condamnée a régresser (à se prolétariser ) en raison de son incapacité à soutenir la concurrence avec les capitalistes.
Pour les marxistes, à l'exception notable des maoïstes , la lutte des classes donne un sens à l' histoire et explique la dynamique qui mue les sociétés, « L'histoire de toute société jusqu'à nos jours n'a été que l'histoire de luttes de classes » ( Karl Marx ). Elle s'arrêtera lorsqu'une révolution prolétarienne mondiale conduira à une société où, après un temps où la classe dominante serait également la classe laborieuse (« dictature du prolétariat »), les différences de classes seront définitivement abolies, conduisant ainsi à une « société sans classe » et donc à l' Égalité . Selon cette perspective, si l'organisation sociale elle-même encourage la cohésion du prolétariat, alors les richesses produites pourront être employées de manière optimale pour améliorer le sort de l'humanité ; la production pourra répondre exclusivement à une demande (et non à un besoin de conquérir des marchés ), et le pouvoir politique ne sera plus un instrument au service des capitalistes mais l'expression véritable d'une démocratie . La révolution communiste permettrait donc de faire cesser la division de la société en classes.
Pour atteindre cet objectif, les marxistes considèrent que le prolétariat doit acquérir une conscience de classe (c'est-à-dire doit prendre conscience de ce qu'il est [ 8 ] , tel que le conçoit la théorie marxiste, dans le cadre général de la société), et prendre confiance dans sa capacité à organiser la société de manière solidaire, sans plus se soumettre à la classe capitaliste . Cela se serait produit à plusieurs reprises au cours de l'histoire, notamment pendant la Commune de Paris (1871) et la révolution russe en 1917 (même si, sur ce dernier événement, les avis sont très divisés entre les différents courants marxistes).
Lutte des classes contemporaine
La lutte des classes se manifesterait formellement aujourd'hui par les mouvements sociaux comme les grèves ou les manifestations. Les principaux motifs des grèves sont : pour exiger du patronat des augmentations de salaires ; pour empêcher des licenciements ; contre les conditions pénibles de travail [ 9 ] .
Toutefois, certains autres signes structurels d'opposition sinon de lutte sont observables : ils se concrétisent notamment par le système du paritarisme institués dans divers organismes où on retrouve d'une part les employeurs et d'autre part les représentants des salariés (Organismes pour la formation professionnelle, convention collective , Conseil de prud'hommes ...) [À attribuer] .
Pour Raymond Aron , le fait décisif de l'évolution sociale est l'élévation du revenu global, qui diminue la rivalité des classes en intensité et en violence de sorte que la lutte des classes laisse la place à la satisfaction querelleuse [ 10 ] . Aron a indiqué que cette évolution historique démentait des prédictions de Marx même si elle pouvait s'expliquer par son système [ 11 ] . En effet, pour Karl Marx, les lois de la production capitaliste conduisent à la paupérisation des masses, [ 12 ] [ 13 ] , rendant crédible la perspective d'une révolution [ 14 ] [ 15 ] . Partant du constat de l'élévation du niveau de vie, Aron dégage les tendances de la lutte pour la répartition du revenu national qui sont la réduction de la passivité, l'intensification des revendications et l'affaiblissement des mouvements révolutionnaires et de la propension à utiliser la violence. [ 16 ] . Cependant, pour le trotskyste Ernest Mandel [ 17 ] , « la théorie de la paupérisation absolue du prolétariat ne se trouve pas dans l'œuvre de Marx » mais lui a été attribuée par ses adversaires politiques. Il estime que cette idée, formulée par Malthus , correspond à la loi d'airain de Lassalle , qui a été combattue par Marx [ 18 ] . Marx préfère parler de paupérisation relative [réf. insuffisante] [ 19 ] . Marx défend par ailleurs l'idée que:
- les progrès du capitalisme, de la grande industrie et du grand commerce transforment en prolétaires une partie des membres d'autres classes (paysans, artisans, petits commerçants) et les privant parfois de toute ressource [ 20 ]
- une partie du prolétariat est éjectée du processus de production et subit une paupérisation absolue (chômeurs, vieillards, mutilés, invalides, etc.) [ 21 ] et constituant l' armée industrielle de réserve [ 22 ] .
Par ailleurs, les crises économiques peuvent appauvrir pour un temps la société entière: « dans ces crises, une grande partie, non seulement des produits déjà créés, mais encore des forces productives existantes est livrée à la destruction. Une épidémie sociale éclate, qui, dans toute autre époque, eut semblé absurde : l'épidémie de la surproduction. Brusquement, la société se voit rejetée un état de barbarie momentanée : on dirait qu'une famine, une guerre de destruction universelle qui ont coupé les vivres ; l'industrie, le commerce semblent anéantis » [ 23 ] .
De façon générale, on constate une tendance à l'augmentation du niveau de vie partout dans le monde, contrariée par les guerres et les désastres humains des années 1980-1990 en Afrique subsaharienne et dans l'ex-URSS. Ces dix dernières années, le taux de développement humain a progressé dans toutes les régions en développement, de façon non uniforme et à l'exception notable de l'Afrique sub-saharienne [ 24 ] , même si la convergence entre pays riches et pauvres ralentit [ 25 ] . Selon l'INSEE, qui utilise un indice relatif, le nombre de pauvres en France a augmenté de 100.000 personnes entre 2001 et 2004 ( Libération , 23 novembre 2006). De même concernant les salariés, la proportion de pauvres est passée de 3,9% en 1970 à 5,4% en 2001 ( Libération , 23 novembre 2006). D'après une étude de l'Institut de recherche sur l'économie du développement de l'ONU, en 2000 les 2% les plus riches possédaient 50% des richesses, quand les 50% les plus pauvres ne possédaient que 1% des richesses.
Pour Noam Chomsky , dans un discours prononcé en janvier 2002 au Forum social mondial , la situation contemporaine est proche de ce que « dans une langue aujourd'hui démodée, on aurait appelé [...] "guerre des classes" », entre « d'un côté, les centres de pouvoir concentré, étatiques ou privés, très étroitement imbriqués, et de l'autre, l'ensemble de la population au niveau mondial » [ 26 ] .
Classes sociales et vote
Depuis les années 1970 on observe selon les statistiques et les sondages une corrélation limitée entre classe sociale et électorat.
En France, de nombreux cadres votent pour la gauche aux législatives de 2002. Le monde ouvrier évoluerait dans l'autre sens, selon Le Monde [ 27 ] : « En mai 1981, le Parti socialiste rassemblait 74 % du vote ouvrier ; en avril 2002, il n'en captait plus que 13 %. La droite parlementaire ne profite guère de ce rejet [ 28 ] : le vote des classes populaires a d'abord nourri la montée de l'abstention et, en second lieu, le vote pour les extrêmes. Lors de l'élection présidentielle de 2002, près du tiers des ouvriers qualifiés et des contremaîtres ont voté pour l'extrême droite. » (c'est-à-dire en fait près du tiers de ceux qui ont voté, et non près du tiers du total).
À l'occasion des élections régionales de 2004, « le rejet de la droite au pouvoir a été nettement plus marqué dans les communes où les proportions d'ouvriers, d'employés et de professions intermédiaires (techniciens, contremaîtres, instituteurs, infirmières, etc.) sont les plus fortes. » À l'inverse, « les cadres ont également voté en moyenne plus à droite que le reste du salariat. » et « c'est parmi les non-salariés que la droite au pouvoir a le moins reculé et que l'extrême droite a le mieux résisté [ 29 ] . »
À l'élection présidentielle de 2007, le candidat ayant reçu le plus de suffrages d'ouvriers serait selon un sondage (contredit par deux autres : « Pour LH2, Sarko l'emportait nettement dans la classe ouvrière. Selon CSA, c'était Ségo et, au dire d'Ipsos, Le Pen [ 30 ] ... ») Jean-Marie Le Pen (23 % des exprimés), devançant légèrement Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy (21 % chacun) alors même que son score s'écroulait par rapport aux scrutins précédents (10,44 % de suffrage populaire en 2007 contre 16,86 en 2002) [ 31 ] .
En mai 2007, les arrondissements « populaires » de Paris ont nettement voté à gauche (XVIIIe, XIXe, XXe), et à l'inverse les arrondissements « bourgeois » (XVe, XVIe, VIIe) ont largement voté à droite [ 32 ] .
Divers
Selon l'analyse et les termes de Joël de Rosnay , nous assisterions depuis quelques années au développement d'une nouvelle lutte des classes entre les « infocapitalistes », qui détiennent les contenus et les réseaux de distribution de masse, et les « pronétaires ».
Sources
- Karl Marx , Manifeste du parti communiste , 1848
- Karl Marx, Les Luttes de classes en France , 1850
- Karl Marx, Le Capital , 1867
- Friedrich Engels , La situation de la classe laborieuse en Angleterre , 1845
- Jaime Semprun , La Guerre sociale au Portugal , Champ libre, 1975.
- Edward Thompson , La formation de la classe ouvrière anglaise , Le Seuil, 1988.
- Simone Weil , La Condition ouvrière , Gallimard.
- Raymond Aron , La lutte de classes. nouvelles leçons sur les sociétés industrielles , 1967
Notes et références
- ↑ Qui lui même l'a construit à partir de la notion de Tiers-État de Abbé Sieyès , pour encourager les travaux historiques d' Augustin Thierry sur l'histoire du Tiers-État.
- ↑ Cf. Christine Delphy , L'Ennemi principal, l'économie politique du patriarcat .
- ↑ La pensée marxiste , Jacques Ellul.
- ↑ Charles Comte in De l'organisation sociale , vol. 2, p. 33, donne ainsi l'exemple de la noblesse : « Sous l'Ancien Régime, la noblesse, parce qu'elle n'était plus capable de s'attaquer directement aux plus industrieux, s'est mise à peupler l'Administration pour vivre d'une nouvelle forme de tribut : « l'impôt ». »
- ↑ Le Censeur Européen , journal libéral du XIX e siècle , écrit ainsi lapidairement que « les fonctionnaires sont devenus « une classe qui est l'ennemi du bien-être de tous les autres ». »
- ↑ " la valeur de la force de travail constitue la base rationnelle et déclarée des Syndicats" Un chapitre inédit du Capital Karl Marx 10/18 p.278-279
- ↑ "Les syndicats ont pour but d'empêcher que le niveau des salaires ne descende en dessous du montant payé traditionnellement dans les diverses branches d'industrie, et que le prix de la force de travail ne tombe en dessous de sa valeur" op.ci. p. 279
- ↑ "Il s'agit de savoir ce que le prolétariat est et ce qu'il doit faire historiquement, conformément à son être" La Sainte Famille Marx-Engels 1845
- ↑ Les conditions du travail en France , article de l' Observatoire des inégalités .
- ↑ Aron, la lutte de classes , 1964, chapitre XII De la lutte de classes à la satisfaction querelleuse. En particulier les pages 214 et 226.
- ↑ Raymond Aron, les étapes de la pensée sociologique , chapitre Karl Marx, le Capital, gallimard tel, p170, par2 et 3
- ↑ Pour les marxistes Bourgin et Rimbert : "Les lois de la production capitaliste conduisent à la paupérisation des masses. On sait que c'était là la conclusion de Marx. Si cette conclusion s'est avérée fausse, ce n'est pas qu'il s'était trompé dans l'analyse de la production capitaliste, mais parce qu'au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle est intervenue l'action organisée et permanente de la classe ouvrière, action qui a eu pour conséquence de modifier la répartition des revenus. Marx et Engels vécurent assez longtemps pour assister à la naissance et au développement du mouvement syndical et modifier leur conclusion." (Bourgin et Rimbert, Le socialisme, que sais-je ? édition de 1986, chap 5 note 1 p113)
- ↑ Karl Marx : "Le serf, en plein servage, est parvenu à devenir membre d'une commune, de même que le petit bourgeois s'est élevé au rang de bourgeois, sous le joug de l'absolutisme féodal. L'ouvrier moderne au contraire, loin de s'élever avec le progrès de l'industrie, descend toujours plus bas, au-dessous même des conditions de vie de sa propre classe. Le travailleur devient un pauvre, et le paupérisme s'accroît plus rapidement encore que la population et la richesse." ( Le Manifeste du parti communiste )
- ↑ Aron : « L'autodestruction du capitalisme, selon l'analyse de Marx, tient à deux « effets pervers » de la conduite logique des capitalistes, la baisse tendancielle du taux du profit et la paupérisation des masses. » Raymond Aron, Mémoires p.815
- ↑ « Si Marx n'avait voulu parler que d'une paupérisation relative, comment aurait-il conclu que le capitalisme ferait tomber ses esclaves au-dessous même du minimum vital et les contraindrait ainsi, par une suite de réflexes irrésistibles, à faire s'effondrer violemment la bourgeoisie? » JAURÈS, Ét. soc., 1901, , p.XXXV
- ↑ Aron, la lutte de classes , 1964, chapitre XII De la lutte de classes à la satisfaction querelleuse. En particulier les pages 214 et 226. Les formules sont de Aron
- ↑ Mandel, E. (1962), Traité d'économie marxiste, vol.1 , p188
- ↑ Voir notamment Salaires, Prix et Profits sur marxists.org
- ↑ Voir l'encyclopédie universalis. Mandel explique que cette paupérisation relative trouve son origine dans l'augmentation du taux de plus-value comme arme du capital pour réagir contre la baisse tendancielle du taux de profit ( op. cit. p.190)
- ↑ Voir Le Manifeste du Parti Communiste
- ↑ Voir Mandel, op.cit , p189
- ↑ Le Capital Livre I sur marxists.org
- ↑ Le manifeste du parti communiste
- ↑ human development report 2005, p21, voir aussi les tableaux du chapitre 1
- ↑ Même document p25. Plus exactement, le PIB des pays riches augmente davantage mais à un taux beaucoup plus faible que les pays émergents ; la Chine absorbe une grande part de la croissance cf fig 1.15.
- ↑ Noam Chomsky , « Un monde sans guerre », Actuel Marx 2003/1 - n° 33, p. 62. [ lire en ligne ]
- ↑ « Des nouvelles précarités, des salariés plus isolés »
- ↑ Etienne SCHWEISGUTH du CNRS explique aussi que la désaffection des ouvriers pour la gauche ne profite pas à la droite modérée
- ↑ Dominique Goux et Éric Maurin , Anatomie sociale d'un vote : Le premier tour des élections régionales (21 mars 2004) , La République des Idées, 2004, pages 7 et 16.
- ↑ Le Canard enchaîné , 16 mai 2007, page 1.
- ↑ Sondage Ipsos
- ↑ Le XVIe vote à 81% pour la droite, le VIIe à 75% pour la droite, le XVe à 60% pour la droite ; alors que le XXe vote à 65% pour la gauche, le XVIIIe à 64% pour la gauche, le XIXe à 60% pour la gauche ( Chiffres officiels du ministère de l'Intérieur ).
Voir aussi
- Conscience de classe
- Syndicalisme
- Syndicalisme de lutte
- Grève
- Capitalisme
- Communisme
- Socialisme
- Mouvement ouvrier
- Internationalisme
- Marxisme économique








