Ferdinand Oyono
Fonctions
Ministre de la Culture
Ministre des Relations extérieures

( 5 ans et 10 jours )
Ministre de l'Urbanisme et de l'Habitat
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Ngoulemakong
Date de décès (à 80 ans)
Lieu de décès Yaoundé
Nationalité Drapeau du Cameroun   Camerounais
Diplômé de Sorbonne

ENA de Paris Drapeau : France

Profession Écrivain, Ambassadeur, homme politique

Ferdinand Oyono

Ferdinand Léopold Oyono , né le 14 septembre 1929 à Ngoulemakong [ 1 ] , près de Ebolowa ( Cameroun ), mort le 10 juin 2010 à Yaoundé [ 2 ] , est un écrivain, un diplomate et homme politique camerounais .

Jeunesse et Études

Né en 1929 à Ngoulemakong, dans l'actuel département de la Mvila ( Région du Sud ), Ferdinand Léopold Oyono poursuit au lycée de Provins , en France, des études commencées au lycée de Yaoundé . Il réussit ensuite des études supérieures de droit à la Sorbonne avant d'entrer à l' École nationale d'administration (ENA) de Paris en section diplomatique.

Œuvres : la trilogie romanesque

À la fin des années 1950, Ferdinand Léopold Oyono publie en langue française trois romans qui ont trait à la vie quotidienne en Afrique à l'époque coloniale et qui, mettant en cause aussi bien l'administration que la police ou l'Église des missionnaires, feront scandale dans cette période de décolonisation.

  • Une vie de boy publié en 1956, est centré sur le personnage de Toundi, boy instruit placé chez le commandant d'un district de la colonie française. Le roman dénonce les pratiques autoritaires de la colonisation et au-delà, la négation de l'humanité des colonisés à qui on ne pardonne pas de quitter leur place en découvrant l'envers du décor des maîtres blancs. La place faite à la frustration sexuelle de Toundi vis-à-vis de sa patronne blanche et les turpitudes intimes de celle-ci offrent par ailleurs une approche renouvelée du problème colonial.
  • Le vieux nègre et la médaille , publié en 1956, se concentre sur la date symbolique du 14 juillet, fêtée dans un district éloigné. Ce jour-là, Meka, qui a donné du terrain aux missionnaires pour leur église et dont les deux fils sont morts à la guerre, est d'abord heureux d'être honoré par une médaille de reconnaissance de la France, à laquelle tous ses proches applaudissent. En deux jours, après une cérémonie qui tourne au grand guignol et une nuit d'humiliation, le vieil homme prend conscience que ce 14 juillet n'est en fait qu'une mise en scène hypocrite des pouvoirs coloniaux qui parlent d'amitié en maintenant une stricte exclusion des colonisés. La solidarité africaine qui l'entoure à la fin du roman constitue un contrepoint politique et, avec la fierté retrouvée du peuple colonisé, une réponse à la colonisation des Blancs.
  • Chemin d'Europe , publié en 1960, raconta quant à lui l'exploration plus ou moins chaotique du monde des Blancs dans une bourgade africaine par un jeune homme qui s'appelait chiéké Yves vivant dans un pays lointain mais qui voulait t'appropries la paix dans le monde qui veut se couper de ses racines et rêve d'Europe malgré les mises en garde de son père.

Ces œuvres qui associent des registres variés, avec des pages drôles ou grinçantes ou émouvantes, ont marqué les esprits dans cette période où s'esquisse la décolonisation et Ferdinand Oyono n'a pas exploré d'autres sujets en cessant d'écrire des romans depuis 1960.

Ferdinand Léopold Oyono est considéré comme l'un des grands écrivains d'Afrique. Son roman "Le vieux Nègre et la médaille" figure parmi les 100 meilleurs livres africains du XXe siècle, un ouvrage traduit dans le monde entier [ 3 ] .

Carrière

Après avoir été écrivain, il exerce différentes fonctions en tant qu'Ambassadeur puis Ministre au Cameroun [ 4 ] .

Ambassadeur du Cameroun

Il débuta en 1959 une carrière de haut fonctionnaire avant de devenir Ambassadeur du Cameroun dans différentes Représentations diplomatiques du Cameroun de 1962 à 1984 :

Fonctions ministérielles

Il est ensuite nommé à différentes fonctions ministérielles :

Autres fonctions

Il décède le 10 juin 2010 à Yaoundé au Cameroun . Il est enterré à Ngoazip.

Distinctions honorifiques

Voir aussi

Bibliographie

  • Marie-Rose Abomo-Maurin, « Ferdinand Léopold Oyono », dans Christiane Chaulet Achour, avec la collaboration de Corinne Blanchaud, (dir.), Dictionnaire des écrivains francophones classiques : Afrique subsaharienne, Caraïbe, Maghreb, Machrek, Océan Indien , Éd. H. Champion, Paris, 2010, p.  347-351 ( ISBN   978-2-7453-2126-8 )
  • Monique et Simon Battestini (dir.), Ferdinand Oyono : écrivain camerounais , F. Nathan, Paris, 1964 (rééd. ult.), 62 p.
  • Gervais Mendo Ze (dir.), Ferdinand Léopold Oyono : ecce homo. Hommage à un classique africain (préface d' Abdou Diouf ), Éd. Karthala, Paris, 2007, 651 p. ( ISBN   978-2-84586-829-8 )
  • Jérôme Owono-Mimboe , Ferdinand Oyono : l'homme et l'œuvre , Université de Yaoundé, 1974 (mémoire de DES en lettres)
  • Wilberforce A. Umezinwa, La religion dans la littérature africaine : étude sur Mongo Beti , Benjamin Matip et Ferdinand Oyono , Presses universitaires du Zaïre, Kinshasa, 1975, 185 p.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. Marie-Rose Abomo-Maurin, « Ferdinand Léopold Oyono », dans Christiane Chaulet Achour, avec la collaboration de Corinne Blanchaud, (dir.), Dictionnaire des écrivains francophones classiques : Afrique subsaharienne, Caraïbe, Maghreb, Machrek, Océan Indien , Éd. H. Champion, Paris, 2010, p.  347
  2. Disparition de Ferdinand Oyono
  3. «  Décès de Ferdinand Léopold Oyono, écrivain et ancien ministre du Cameroun  » , sur rfi.fr ,
  4. «  carrière professionnelle  » , sur ferdinandleopoldoyono.org ,
Texte soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Ferdinand Oyono‎‎‎ de Wikipédia (Historique).

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